La hausse des prix du carburant ne doit pas entraîner une nouvelle augmentation des tarifs de transport, selon Gora Khouma. Le président de l’Union des routiers du Sénégal demande aux acteurs du secteur de conserver les prix pratiqués jusqu’ici, afin de ne pas alourdir les dépenses des usagers.
Intervenant sur la RFM, l’Agent général de l’Union des routiers du Sénégal a appelé les transporteurs à faire preuve de responsabilité. Il considère la progression des prix comme une « mauvaise nouvelle », même si les tensions dans le Golfe peuvent, selon lui, expliquer cette évolution internationale.
La position de Gora Khouma intervient alors que le supercarburant est passé à 990 FCFA le litre et le gasoil à 755 FCFA au Sénégal. Ces montants ont été comparés à ceux de la Côte d’Ivoire, où le super est indiqué à 905 FCFA et le gasoil à 725 FCFA (pressafrik).
Cette hausse intervient dans un contexte de forte pression sur les finances publiques. Le baril s’échangeait à 88 dollars le 3 août 2026, contre 64 dollars prévus initialement. Pour contenir l’impact sur les consommateurs, l’État a consacré 729 milliards de francs CFA aux subventions énergétiques en 2026, contre 412 milliards en 2025, et réalloué 687,2 milliards de FCFA au maintien des prix à la pompe.
Le responsable syndical estime que les populations ne sont pas en mesure d’absorber une charge supplémentaire. « Les populations ne peuvent pas suivre cette cadence », a-t-il déclaré, avant d’ajouter qu’elles ne doivent pas « payer les pots cassés ».





