Accueil Actualité Face au FMI, le FRAPP brandit la menace de la rue

Face au FMI, le FRAPP brandit la menace de la rue

Le Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP) est sorti de ses gonds après l’annonce d’une nouvelle mission du Fonds monétaire international (FMI) au Sénégal. Prévue du 19 août au 1er septembre 2026, cette mission sera consacrée aux discussions avec les autorités sénégalaises sur les politiques et réformes susceptibles d’être soutenues par un éventuel accord de financement.

Pour le FRAPP, cette annonce intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué notamment par la récente hausse des prix du carburant. Le mouvement estime que cette augmentation pourrait constituer l’une des mesures destinées à faciliter les négociations avec le FMI.

« Le FRAPP avait dénoncé la hausse des prix du carburant comme une mesure prise dans la perspective d’obtenir le soutien du FMI. Cette nouvelle mission confirme que les discussions entre le gouvernement et le Fonds portent bien sur les politiques et les réformes à mettre en œuvre en contrepartie d’un éventuel programme de financement.

Autrement dit, la hausse du carburant apparaît de plus en plus comme un cadeau fait au FMI pour ouvrir la voie à un nouvel accord, avec comme première facture à payer par les populations une augmentation du coût de la vie », lit-on dans le communiqué du FRAPP. 

Dans un communiqué, l’organisation dénonce ce qu’elle considère comme un « cadeau » fait au Fonds, dont la première conséquence serait supportée par les populations à travers une hausse du coût de la vie. Le FRAPP redoute également que les discussions sur les réformes ouvrent la voie à de nouvelles mesures d’austérité et, à terme, à une restructuration de la dette publique sénégalaise.

Le mouvement invite les organisations de la société civile, les syndicats et les différents acteurs économiques et sociaux appelés à rencontrer la mission du FMI à faire preuve de fermeté. Il leur demande de placer la défense des intérêts des populations au-dessus des éventuelles exigences des créanciers.

Le FRAPP met particulièrement en garde contre toute tentative de présenter des mesures d’austérité sous les appellations de « réformes », de « programme de financement » ou encore de « restructuration de la dette ».

Face à cette situation, le mouvement annonce son maintien en état de mobilisation. Il affirme qu’il s’opposera à toute politique qu’il estime susceptible de faire supporter aux populations le coût de la crise de la dette.

« S’il le faut, le FRAPP engagera une série de manifestations et d’initiatives populaires pour faire barrage à toute politique dictée par le FMI et les créanciers au détriment des intérêts du peuple sénégalais.

La dette ne doit pas servir de prétexte à l’austérité. Le carburant ne doit pas être le prix à payer pour obtenir l’aval du FMI.

Et les populations sénégalaises ne doivent pas être sacrifiées pour satisfaire les créanciers. Le FRAPP restera mobilisé », prévient le FRAPP.

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