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Diphtérie à Kédougou : 30 cas confirmés et 4 décès, la commune de Kédougou devient l’épicentre

La situation épidémiologique liée à la diphtérie reste sous surveillance dans la région de Kédougou. Déclarée en épidémie depuis le mois d’août, la région compte désormais 30 cas confirmés, dont quatre décès. Le district sanitaire de Kédougou concentre à lui seul 20 cas et apparaît désormais comme le principal foyer de l’épidémie.

La diphtérie continue de mobiliser les services sanitaires dans la région de Kédougou. Selon le directeur régional de la santé, Dr Niène Seck, 30 cas ont été confirmés depuis le début de l’épidémie en août, avec quatre décès enregistrés.

La répartition des cas fait état de 20 cas dans le district sanitaire de Kédougou, huit à Saraya et deux à Salémata. Le district de Saraya, qui avait enregistré ses premiers cas il y a une quinzaine de jours, n’a toutefois notifié aucun nouveau cas depuis lors.

La commune de Kédougou au cœur de l’épidémie

La situation est désormais particulièrement préoccupante dans le district sanitaire de Kédougou. « L’épicentre maintenant de l’épidémie est le district sanitaire de Kédougou, particulièrement la commune de Kédougou où on a enregistré beaucoup plus de cas », explique le Dr Niène Seck.

La commune de Kédougou concentre à elle seule la moitié des cas enregistrés dans le district, soit environ un tiers des cas recensés à l’échelle régionale.

Sur les quatre décès enregistrés dans la région, deux sont survenus à Saraya et deux à Kédougou. Malgré cette situation, le directeur régional de la santé se veut rassurant sur la prise en charge actuelle : aucun patient atteint de diphtérie n’est actuellement hospitalisé au Centre hospitalier régional de Kédougou, structure de référence de la région.

Une prise en charge gratuite des malades

Pour contenir la propagation de la maladie, les autorités sanitaires ont renforcé les mesures de prise en charge. Les patients bénéficient notamment d’une prise en charge gratuite au niveau des postes de santé, des centres de santé et du Centre hospitalier régional.

Les personnes ayant été en contact avec les cas confirmés font également l’objet d’une prophylaxie. « La mise sous prophylaxie des cas contacts se fait pendant 7 à 14 jours selon la molécule qui est administrée », précise le directeur régional de la santé. Ces personnes font ensuite l’objet d’un suivi durant toute la période de prophylaxie.

Près de 3 000 enfants déjà vaccinés

Mais pour les autorités sanitaires, la vaccination demeure le principal rempart contre la diphtérie, une maladie évitable par la vaccination et intégrée au Programme élargi de vaccination (PEV).

Les infirmiers-chefs de poste (ICP) ont ainsi été mobilisés pour recenser les enfants âgés de moins de cinq ans et vérifier leur statut vaccinal. Lorsque le schéma vaccinal est incomplet, un rattrapage est effectué. Les enfants n’ayant jamais reçu de vaccin entament, quant à eux, leur série vaccinale.

« Aujourd’hui, nous avons presque 3 000 enfants qui sont déjà vaccinés dans la région », indique Dr Niène Seck.

Mais un chiffre continue d’inquiéter les autorités sanitaires : plus de 1 000 enfants n’auraient encore jamais reçu de vaccination.

Face à cette situation, le directeur régional de la santé appelle à une forte mobilisation des populations afin de faire vacciner les enfants concernés. Pour lui, la vaccination reste essentielle pour protéger les enfants contre cette maladie et, parallèlement à la prise en charge des malades, contribuer à rompre la chaîne de transmission de la diphtérie.

Les services de santé poursuivent ainsi la surveillance épidémiologique, la prise en charge des cas, le suivi des contacts et les opérations de vaccination pour tenter de maîtriser durablement l’épidémie dans la région.

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