Attraite à la barre du tribunal des flagrants délits de Diourbel, K. Gadiaga, 22 ans, a été condamnée à trois mois de prison assortis du sursis et à une amende de 200 000 F CFA pour coups et blessures volontaires sur sa coépouse, N. Gaye.
Le « manche à balai » de la discorde
D’après L’AS, qui a assisté à l’audience, la victime reprochait à sa coépouse de l’avoir épiée alors qu’elle se trouvait dans sa chambre avec leur mari, M. Kane. La dispute a dégénéré en violente altercation, au cours de laquelle N. Gaye a eu le bras fracturé, précise le journal.
La prévenue plaide la légitime défense
L’accusée, qui s’est présentée devant le juge avec son bébé de huit mois au dos, a reconnu sa responsabilité tout en invoquant la légitime défense. Reprise par la même source, elle a juré « sur Serigne Touba » qu’elle n’avait pas l’intention de blesser sa rivale, affirmant que N. Gaye était venue l’attaquer jusque dans sa chambre, armée d’un manche à balai. D’après sa version des faits, la fracture serait survenue accidentellement lors d’une chute sur les carreaux pendant la lutte.
Le témoignage accablant du mari
Appelé à la barre, l’époux, M. Kane, a pris fait et cause pour la prévenue. Il a corroboré la version de K. Gadiaga, n’hésitant pas à dépeindre la victime comme une femme « belliqueuse » cherchant constamment le conflit au sein du ménage.
Le parquet réclamait deux mois ferme
Alors que la partie civile réclamait 2 millions de dommages et intérêts et que le procureur avait requis deux mois de prison ferme, la défense a plaidé la relaxe en invoquant l’excuse de provocation. Le tribunal a finalement opté pour la clémence en accordant le sursis à la jeune mère de famille, conclut le quotidien d’information.

