Ils lui reprochent de leur avoir remis respectivement les sommes de 22.500.000 Fcfa, 11.650.000 Fcfa, 10.000.000 Fcfa et 8.100.000 Fcfa, destinées à l’acquisition de trois parcelles, de cinq parcelles et de deux parcelles pour chacun des deux derniers nommés.
Il disait détenir des parcelles à Darou Thioub/Keur Massar… Abdou Karim Cissokho, âgé de 35 ans, se disant gestionnaire et domicilié aux Almadies, à Dakar, a été arrêté par la Division des enquêtes criminelles (Dic) pour des faits présumés d’escroquerie foncière portant sur la rondelette somme de 102,250.000 millions de Fcfa. En effet, durant ce mois d’août 2026, la Dic a reçu plusieurs lettres-plaintes formulées par les sieurs K. Touré, B. Ndour, D. A. Niang, A. Touré et B. Touré contre le mis en cause.
Des faits, il ressort que le sieur K. Touré a versé, au mois de mars dernier, la somme globale de 50 000 000 de Fcfa à Abdou Karim Cissokho pour l’acquisition d’un lot de cinq parcelles sises à Darou Thioub/Keur Massar. Après avoir reçu les fonds, le mis en cause lui aurait promis de lui remettre les notifications, les délibérations, les plans ainsi que l’autorisation du site. Mais le plaignant s’est rendu compte que certaines des parcelles étaient occupées par des personnes qui en réclamaient la propriété.
Entre-temps, les sieurs B. Ndour, D. A. Niang, A. Touré et B. Touré ont également saisi la Dic de plaintes contre Abdou Karim Cissokho. Ils lui reprochent de leur avoir remis respectivement les sommes de 22 500 000 Fcfa, 11 650 000 Fcfa, 10 000 000 Fcfa et 8 100 000 Fcfa, destinées à l’acquisition de trois parcelles, de cinq parcelles et de deux parcelles pour chacun des deux derniers nommés.
À l’issue de l’audition des plaignants, Abdou Karim Cissokho a été convoqué à plusieurs reprises, mais ne s’est pas présenté. Devant cette situation, une souricière lui a été tendue. Il a ainsi été interpellé avant d’être conduit dans les locaux de la Dic pour être entendu sur les faits. Entendu sur procès-verbal, Abdou Karim Cissokho a reconnu en partie les faits qui lui sont reprochés. Il a confirmé avoir effectivement reçu des plaignants la somme globale de 102.250.000 Fcfa. Poursuivant, il a révélé qu’après chaque cession, il avait remis à chacun des plaignants des copies d’une délibération qui aurait été signée par le maire de la commune de Sangalkam et contresignée par les autorités compétentes, ainsi que le plan cadastral de lotissement du site abritant les parcelles.
Cependant, prétend-il, le maire de la commune de Sangalkam aurait attribué certaines des parcelles cédées aux plaignants à d’autres personnes, à son insu. Ce qui, selon lui, expliquerait les doublons ainsi que le début de construction constatés sur certaines parcelles. Interpellé sur la propriété des parcelles, il a soutenu que celles-ci appartiendraient à son épouse et à lui-même, sans toutefois en apporter la moindre preuve. Sommé de dire pourquoi il n’avait pas attendu la fin du lotissement définitif et le bornage du site avant de procéder à la cession des parcelles, il est resté évasif dans sa réponse.



