Après plus de deux ans de tensions, la décrispation commence à prendre forme entre l’État et la presse nationale. Ce vendredi 16 octobre, le Chef du gouvernement Ahmadou Al Aminou Lô a présidé une séance de travail réunissant la tutelle ministérielle représentée par Bakary Sarr, le comité scientifique des Assises nationales des médias, ainsi que l’ensemble des organisations patronales (CDEPS), syndicales (SYMPICS) et des régulateurs (CORED, CNCP) de la presse.
Face au Premier ministre, la famille des médias nationaux a étalé ses maux qui tournent autour des défis économiques, structurels et fiscaux, des conditions de travail précaires des professionnels des médias, ainsi que des enjeux cruciaux de la régulation.
Selon une note de la primature, au cours de ces discussions « franches et constructives », le patronat de la presse (le CDEPS) a exposé la précarité financière, les charges fiscales étouffantes et l’instabilité des modèles économiques qui menacent la survie des entreprises de presse au bord de l’asphyxie financière.
Le SYMPICS et la Convention des jeunes reporters (CJRS) ont, à leur tour, interpellé les autorités sur la détérioration continue des conditions de travail des journalistes et techniciens.
Au-delà des urgences financières et sociales, les enjeux de régulation, d’éthique et d’assainissement professionnel ont été abordé par le conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie (CORED) et la commission de la carte nationale de presse (CNCP), appelant à un nettoyage dans les rangs de la profession pour restaurer la crédibilité.
Dans ce sillage, le Bureau organisation et méthodes (BOM) a officialisé l’état d’avancement du processus de recrutement des membres du Conseil national de régulation des médias (CNRM) qui remplace le CNRA, avec un périmètre d’action élargi à l’ensemble du paysage médiatique.
Clôturant les débats, le Chef du gouvernement a affirmé l’engament « ferme » de l’État à « accompagner durablement le secteur des médias vers la modernisation, la stabilité économique et la consolidation de l’État de droit ».







