Le nouveau Premier président de la Cour des comptes, Abdoul Madjib Guèye, a annoncé, jeudi à Dakar, une réforme de l’institution fondée sur la transparence, la performance et la modernisation, en présentant les principales orientations qui guideront son mandat après son installation officielle.
Installé dans ses nouvelles fonctions à l’issue de sa prestation de serment à la Cour suprême, M. Guèye a affirmé que son action s’inscrira dans la continuité des acquis de l’institution, avec pour référence le Plan stratégique 2023-2030.
« Ce document, élaboré de manière participative, sera notre boussole », a-t-il déclaré, en annonçant la mise en place d’un dispositif renforcé de suivi-évaluation destiné à mesurer les performances de la Cour et l’atteinte de ses objectifs.
Le nouveau Premier président a également fait de la professionnalisation des ressources humaines l’un des piliers de son mandat. Il prévoit notamment l’utilisation effective des nouveaux outils de travail, la mise en place d’un système de gestion de la qualité, la création d’un centre de formation permanente et un accompagnement des carrières du personnel.
Abdoul Madjib Guèye a insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance interne afin de faire de la Cour des comptes un modèle de transparence. À cette fin, il entend consolider les mécanismes de contrôle interne, poursuivre les réformes institutionnelles engagées et soumettre régulièrement l’institution à des évaluations par les pairs.
La modernisation de la juridiction financière passera également par la digitalisation des procédures et l’intégration de l’intelligence artificielle dans le traitement des données financières, conformément aux standards internationaux des institutions supérieures de contrôle des finances publiques, a-t-il indiqué.
Le Premier président a enfin annoncé une nouvelle approche de la communication institutionnelle, avec une publication plus régulière des rapports publics et l’élaboration de rapports thématiques consacrés à des secteurs spécifiques de l’économie.
Selon lui, cette évolution permettra à la Cour des comptes de mieux éclairer le débat public sur les enjeux de gouvernance financière et d’améliorer l’impact de ses recommandations.



