Dans un communiqué publié ce vendredi, le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal a vivement critiqué la procédure de seconde lecture de la loi modifiant le Code électoral. Cette réaction fait suite à la demande du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de réexaminer les modifications touchant les articles L29 et L30 du texte.
Le groupe parlementaire d’opposition s’indigne de la célérité avec laquelle le Président de l’Assemblée nationale a convoqué les instances législatives. En l’espace d’une seule journée, le bureau (10 h), la conférence des présidents (16 h) et la Commission des Lois (17 h) ont été réunis, avant une plénière prévue dès le lendemain à 11 h.
Selon Takku Wallu Sénégal, cette accélération constitue une « violation manifeste » du Règlement intérieur de l’institution. Le groupe précise que même en cas d’urgence déclarée, une telle procédure devrait s’étaler sur un minimum de quatre jours.
Le communiqué fustige ce qu’il qualifie de « forcing » de la part de la présidence de l’Assemblée, l’accusant de vouloir engager un « bras de fer politique avec le Président de la République ». Les députés du groupe refusent de s’associer à ce qu’ils nomment une « forfaiture » et mettent en garde contre l’instrumentalisation de l’Assemblée nationale au profit d’un « groupuscule ».
Pour Takku Wallu Sénégal, le constat est alarmant : une crise institutionnelle est désormais installée, transposant le combat politique au cœur de l’hémicycle, au détriment de l’intérêt exclusif du peuple sénégalais.





