Face aux interrogations, le dirigeant sud-africain n’a pas caché sa surprise : « Quand on m’a informé que l’une des personnes était président d’une de nos associations de football, j’ai répondu : “Mais enfin, qu’est-ce que c’est que ça ? Comment est-il arrivé à être là ?” », a-t-il confié, visiblement décontenancé.
Reconnaissant un dysfonctionnement dans les mécanismes internes de l’instance continentale, Motsepe a insisté sur la nécessité d’un sursaut de rigueur. « Il n’aurait pas dû être là. Il faut plus de rigueur », a-t-il tranché, évoquant au passage « un apprentissage fondé sur l’humilité ».
Interpellé par le journaliste nigérian Osasu Obayiuwana, le président de la CAF est apparu moins à l’aise qu’à l’accoutumée, loin des prises de parole habituellement calibrées par son équipe de communication.
Une séquence révélatrice des tensions et des questionnements qui entourent actuellement la gouvernance du football africain.
Cet aveu, rare à ce niveau de responsabilité, relance le débat sur la transparence et l’indépendance des instances juridictionnelles au sein de la CAF, à un moment où la crédibilité des organes décisionnels est plus que jamais scrutée.





