Quatre jours après l’attaque à main armée perpétrée dans la nuit du 15 au 16 juillet contre l’usine de la Compagnie de distribution alimentaire (CDA) de Sébikotane, la gendarmerie nationale a intensifié la traque pour retrouver les membres du commando toujours en fuite.
L’Observateur révèle que les assaillants, lourdement armés, semblaient parfaitement connaître les lieux. Après avoir neutralisé les agents de sécurité, ils se sont dirigés vers des zones stratégiques de l’usine, notamment la salle abritant le coffre-fort, avant de s’emparer d’un important butin dont le montant n’a pas encore été évalué, rapporte le quotidien du Groupe futurs médias (Gfm).
Alertés par des riverains, les gendarmes de la brigade de proximité de Sébikotane ont rapidement bouclé les abords de l’usine avant d’être renforcés par l’Escadron de surveillance et d’intervention (ESI). Un violent échange de tirs s’est alors engagé avec le commando. Malgré la riposte des forces de l’ordre, les braqueurs sont parvenus à prendre la fuite. Quatre gendarmes ont été blessés par des éclats de verre après que le pare-brise de leur véhicule a été atteint par des tirs. Le journal précise que leur pronostic vital n’est pas engagé et que trois d’entre eux ont déjà quitté l’hôpital.
Pour accélérer les investigations, conclut la même source, le Haut commandement de la gendarmerie a mobilisé la Section de recherches (SR) de Colobane et le Centre de lutte contre les criminalités numériques (CLCN), en appui à la brigade de Sébikotane. Le titre de Gfm souligne que plusieurs employés de la CDA ont déjà été entendus et les enquêteurs exploitent plusieurs pistes jugées sérieuses afin d’identifier et d’interpeller les auteurs de l’attaque.



