Éliminé dès les seizièmes de finale du Mondial 2026 après sa défaite renversante face à la Belgique (3-2), le Sénégal quitte la compétition internationale dans un climat de très fortes turbulences. Au-delà de l’immense échec sportif sur la pelouse de Seattle, les révélations explosives du média spécialisé Sport News Africa mettent en lumière une série de dysfonctionnements extra-sportifs qui auraient profondément pollué la préparation et le parcours des Lions.
Le scandale du contrat fantôme de Pape Thiaw
Selon les informations exclusives du média, le sélectionneur national Pape Thiaw aurait abordé la plus prestigieuse des compétitions mondiales sans le moindre contrat officiel signé et avec plusieurs mois d’arriérés de salaire.
Son nouveau bail n’aurait finalement été paraphé que quelques heures seulement avant le match décisif de la phase de poules contre la Norvège, au terme d’intenses négociations de coulisses avec les hauts dirigeants de la Fédération sénégalaise de football (FSF). Les représentants du technicien sénégalais auraient même posé un ultimatum clair, menaçant que le coach ne prenne tout simplement pas place sur le banc si sa situation administrative n’était pas régularisée en urgence.
Toujours d’après Sport News Africa, le climat au sein de la FSF était délétère, marqué par de profondes fractures entre dirigeants sur fond de conflits d’intérêts et de désaccords persistants sur l’octroi des primes. Le média évoque également un train de vie jugé scandaleux et excessif de certains hauts responsables fédéraux sur le sol américain. Dépenses somptuaires, invitations controversées de proches et délégation officielle particulièrement pléthorique et budgétivore ont alimenté les tensions internes
Plus grave encore, des soupçons de revente illicite de billets de match initialement attribués par la FIFA entachent la gestion de la délégation. Des tickets de supporters facturés au départ à 60 dollars auraient été réinjectés sur le marché noir via un circuit opaque à des tarifs prohibitifs atteignant 350 dollars, sans qu’il soit établi dans quelles poches ont atterri les juteuses plus-values.
Devant la gravité de la situation et l’écho de ces dysfonctionnements en haut lieu à Dakar, la présidence de la République serait directement intervenue pour taper du poing sur la table et tenter de rétablir un semblant d’ordre et de sérénité autour de la sélection nationale.
Mais le mal était déjà fait. Selon Sport News Africa, les divisions internes chroniques et les vives tensions entre le staff technique et certains décideurs de la FSF avaient déjà laissé des séquelles psychologiques irréparables, contribuant grandement à fragiliser les partenaires de Sadio Mané durant leur campagne américaine.


