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Belgique-Sénégal : La bataille du milieu de terrain, clé du 16e de finale

Ce mercredi 1er juillet, au Lumen Field de Seattle, le Sénégal affronte la Belgique pour une place en huitième de finale de la Coupe du monde 2026. Un choc inédit entre deux nations qui ne se sont jamais rencontrées, et qui pourrait se jouer dans l’entrejeu, là où les Lions disposent d’arguments solides pour bousculer les certitudes belges.

Le sélectionneur national Pape Thiaw a construit son équilibre autour d’un milieu à trois où chacun a un rôle bien défini. Idrissa Gana Guèye, revenu de blessure juste avant le tournoi, a peu à peu retrouvé ses repères : son volume de jeu et sa science du tacle restent une référence pour cette sélection, lui qui avait déjà impressionné par sa capacité à casser les attaques adverses lors de la dernière Can « Maroc 2025 ». À ses côtés, Lamine Camara progresse match après match. Discret en deuxième mi-temps face à la France, le milieu de l’AS Monaco a peu à peu gagné en assurance, apportant la projection et la qualité de relance qui manquaient parfois aux Lions dans la construction.

Mais c’est surtout Pape Guèye qui a marqué les esprits lors du dernier match. Entré en jeu contre l’Irak, le joueur de Villarreal a livré une prestation retentissante, inscrivant un doublé qui l’a fait entrer dans l’histoire du football sénégalais aux côtés d’Henri Camara, Papa Bouba Diop et Ismaïla Sarr, seuls compatriotes à avoir réussi pareil exploit en Coupe du monde. Faut-il le titulariser face à la Belgique? Cette question préoccupe certainement le coach Pape Thiaw.

Gana-De Bruyne, le duel à surveiller

Rudi Garcia devrait reconduire son 4-2-3-1 habituel, avec Youri Tielemans et Amadou Onana (ou Vanaken) en double pivot devant la défense, et Kevin De Bruyne légèrement plus haut, en meneur de jeu. Des profils complémentaires qui peuvent faire très mal au Sénégal.

Onana apporte la puissance et la couverture défensive, capable de presser et de récupérer des ballons hauts sur le terrain. Tielemans, lui, est le métronome technique du double pivot, celui qui oriente le jeu et sécurise la relance. Quant à De Bruyne, il reste le cerveau de cette génération belge : la passe décisive, le coup de pied arrêté tranchant, la vision du jeu capable de faire basculer un match à tout instant, c’est généralement de lui que ça part.

C’est sans doute là que tout peut se jouer. Si Gana Guèye parvient à museler le meneur de jeu belge et à lui couper les lignes de passe vers l’avant, le Sénégal aura accompli une bonne partie du travail défensif. À l’inverse, si De Bruyne trouve des espaces entre les lignes sénégalaises, la défense des Lions pourrait passer une soirée compliquée.

Quel trio pour Pape Thiaw ?

Pour ce match couperet, Pape Thiaw a l’embarras du choix au milieu de terrain. Habib Diarra, titulaire contre l’Irak et auteur de l’ouverture du score, est une option pour accompagner Gana Guèye et Lamine Camara. Pape Matar Sarr, auteur d’une entrée intéressante face à la Norvège lors de la 2e journée, est aussi une option, tout comme Bara Sapoko Ndiaye, qu’on n’a pas encore vu dans ce tournoi, mais qui a été étincelant contre les Etats-Unis en amical. Néanmoins, Pape Guèye devrait retrouver sa place de titulaire après sa formidable entrée devant l’Irak. Il a prouvé qu’il y avait un milieu de terrain avec et sans lui.

Reste à savoir si le sélectionneur choisira de resserrer les lignes pour limiter l’impact physique d’Onana et la vista de De Bruyne, quitte à jouer la carte de la contre-attaque avec Sadio Mané et Ismaïla Sarr, entre autres, ou s’il maintiendra une ambition plus offensive, avec des profils plus créatifs.

Un duel d’intensité plus que de hiérarchie

Sur le papier, la Belgique part favorite, portée par sa maîtrise technique et sa profondeur d’effectif. Mais le milieu sénégalais, par son énergie, son engagement physique et la montée en puissance de ses individualités, a les moyens de perturber le tempo que voudront imposer Tielemans et De Bruyne. Ce sont précisément ces micro-batailles, au cœur du jeu, plus que la hiérarchie affichée avant le coup d’envoi, qui risquent de décider du sort de cette rencontre.

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