Le mercredi 1er juillet 2026, aux environs de 8 heures, le Commissariat d’Arrondissement du Point-E a démantelé un réseau de fraude organisée impliquant quatre candidates au baccalauréat, réparties dans trois centres d’examen différents. Munies d’AirPods et de téléphones portables, elles recevaient en temps réel la correction des épreuves de français dictée par un mystérieux interlocuteur contre paiement. Une opération minutieusement préparée qui a tourné court grâce à la vigilance d’une surveillante.
Un dispositif de triche sophistiqué déjoué en salle
Tout commence au lycée Blaise Diagne, où la surveillante S.Dia, positionnée en fond de salle, perçoit une voix masculine s’échapper du téléphone de la candidate assise à côté d’elle.
L’homme, à l’autre bout du fil, lui dicte la correction de l’épreuve de français. Interloquée, la surveillante s’empare du téléphone.
L’interlocuteur, visiblement rodé, demande alors à la candidate de tousser pour confirmer sa présence, puis lui suggère de se rendre aux toilettes pour poursuivre la communication. La surveillante intervient aussitôt en menaçant de la dénoncer à la police. L’interlocuteur raccroche immédiatement.
La candidate, A. S.Djiba, 20 ans, élève en Terminale L2 au cours privé IFAA, domiciliée à la Cité Damel, candidate du jury n°1485, table n°207302, est aussitôt conduite au commissariat. Interrogée, elle reconnaît sans ambages les faits et révèle l’existence d’un plan concerté avec trois de ses camarades de classe : T.Mbengue, M.K. Thiam et F.D.Ndiaye, toutes élèves en Terminale L2 à IFAA et membres du même groupe Snapchat.
Trois autres candidates interpellées dans leurs centres
Sans perdre de temps, les policiers se rendent dans les centres d’examen où composent les trois complices. Elles sont toutes retrouvées en possession de téléphones portables et d’AirPods. M.K.Thiam, 22 ans, domiciliée à Yoff, passait son examen au lycée Maurice Delafosse. T.Mbengue, 22 ans, domiciliée à Yoff, se trouvait également au lycée Delafosse. F.D.Ndiaye, 21 ans, domiciliée à Yoff Ndeungane, composait quant à elle à l’Université Amadou Hampathé Ba.
Interrogées à leur tour, les trois candidates reconnaissent les faits. Elles révèlent avoir chacune versé entre 19 000 et 20 000 francs CFA via Wave à un interlocuteur dont elles déclarent ignorer l’identité, en échange de la correction dictée en temps réel par AirPods interposés.
Des réquisitions ont été adressées aux opérateurs de téléphonie mobile et à la plateforme Wave afin d’identifier et de localiser le mystérieux prestataire de fraude. Les quatre candidates ont été placées en garde à vue pour fraude à l’examen et association de malfaiteurs. Leurs téléphones portables et AirPods ont été saisis et consignés au poste de police.
Le Procureur de la République a été informé. L’enquête du Commissariat d’Arrondissement du Point-E se poursuit.




