Venus secourir trois de leurs compatriotes gravement blessés dans une attaque armée survenue dans un site d’orpaillage clandestin à Kéniéba, un village malien situé près de la frontière avec le Sénégal, des ressortissants chinois devaient choisir entre rallier Bamako, situé à 430 km, ou Dakar, à 875 km.
Chaque option comporte un avantage et un inconvénient. La première permet de parcourir une distance relativement moins longue, mais expose les voyageurs aux attaques des milices et autres bandes armées qui jalonnent le parcours. La seconde est réputée plus sûre, mais les victimes risquent de laisser leur vie sur cet axe, qui est deux fois plus long. Les secouristes tranchent : ce sera Kéniéba-Dakar, plus de 13 heures de route.
Le convoi de trois pick-up s’élance à 16 heures, mardi 25 août, et arrive le lendemain au petit matin aux Urgences de l’hôpital Principal de Dakar. D’après le récit de L’Observateur, qui relaye cette affaire dans son édition de ce lundi, l’équipe médicale a pris en charge les victimes et, dans la foulée, avisé la Brigade de recherches de Faidherbe. «Toute activité cessante», mentionne le journal, l’équipe d’enquêteurs se déploie à Principal.
Les accompagnants sont auditionnés. N’ayant pas assisté à l’attaque, survenue dans la nuit du 24 au 25 août, vers 3 heures du matin, ces derniers se montrent incapables de donner des éléments précis sur l’incident. «Les enquêteurs ont donc convenu de prendre leur mal en patience, le temps que les victimes soient tirées d’affaire», renseigne le quotidien d’information.
Malheureusement pour l’enquête, informe la même source, vers 18 h 30 les gendarmes apprennent le décès de l’un des Chinois blessés. Le défunt se nomme Lin Li; il a rendu l’âme alors qu’il était au bloc opératoire, relève L’Observateur. Qui rapporte que le procureur a requis une autopsie, dont les résultats sont attendus ce lundi, et que les espoirs des enquêteurs se fondent désormais sur les deux autres victimes de l’attaque, dont l’état de santé s’améliore.
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