AN 1 de l’aéroport Blaise Diagne la galère et la misère de près de 2000 travailleurs de 2AS

L’an 1 de l’aéroport international Blaise Diagne ne sera pas fêté ce 07 décembre dans l’allégresse par les employés du nouveau gestionnaire. Waw, près de 2000 travailleurs de 2AS (compagnie d’assistance au sol) regrettent sérieusement l’aéroport Léopold Sédar Senghor pour dire simplement que la galère et la frustration sont les choses les mieux partagées.

Les Turcs de Limak-AIDB-SUMA (LAS) font la pluie et le mauvais temps sur le tarmac sans que la ministre Maïmouna Ndoye Seck ne puisse élever la voix ni esquisser le moindre geste pour arrêter l’esclavage imposé par les Turcs.

Depuis le 07 décembre 2017, il leur est interdit de se syndiquer. Ce jeudi 06 décembre, le collectif des travailleurs de l’AIBD, face à la presse, a tenu à dénoncer les manquements graves relatifs au statut et conditions de travail. « La première année à Diass est caractérisée par la misère sociale, le regret et des espoirs déçus » a déclaré Bocar Sy du collectif des travailleurs de l’AIBD.

Si les autorités aéroportuaires et la tutelle veulent une manifestation en grande pompe pour faire croire aux gens que tout marche, l’opinion publique et internationale doit être édifiée sur les dures conditions sociales des travailleurs épuisés car faisant chaque jour 100 km avec des horaires impossibles, selon le collectif.

M. Sy dénonce les salaires en baisse, une IPM refusée par 70 % des structures, la mauvaise gestion des accidents et déplore l’absence de véritable syndicat dans le site. AN 1 DE L’AEROPORT BLAISE DIAGNE LA GALÈRE ET LA MISÈRE DE PRÈS DE 2000 TRAVAILLEURS DE 2AS (BIS) Les travailleurs ont aussi fustigé ce qu’ils appellent le manque de concertations.

Ils ont tiré la sonnette d’alarme quant aux conséquences dramatiques qui pourraient découler de cette situation car, disent-ils, le secteur de l’aviation est un métier pointilleux et risqué. L’Etat doit mettre les moyens adéquats pour permettre aux travailleurs de mener à bien leurs missions. Ils réclament aussi des logements aux alentours de Diass et rappellent que le syndicat avait demandé à chacun 550000 frs plus 100 000 de frais de bornage et que jusqu’à présent ils n’ont pas encore reçu leurs terrains.

Les travailleurs ne comptent rester les bras croisés puisqu’ils envisagent, après le 07 décembre, de dérouler un plan d’action pour contrer « l’asservissement » avec des multinationales qui se partagent des milliards et les travailleurs des miettes.

« Il est temps de mettre fin à cette injustice sociale » soulignent-ils Selon les anciens travailleurs de AHS, le basculement de l’aéroport de Dakar vers AIBD s’est fait dans la précipitation, ce qui a engendré la perte d’emplois des travailleurs de plusieurs entités qui opéraient à l’aéroport Léopold Sédar Senghor.

Exemple de sociétés : ABS (Aéroport bus Services) et Expert Team (Gestion informatique de LSS). Alors que le slogan a l’ouverture d’AIBD était : « Transfert pour Tous », il est devenu « Regrets pour tous » vocifèrent les travailleurs. Ces derniers n’ont pas manqué dénoncer l’attitude du syndicat maison qui ne fait rien pour défendre les intérêts de ses membres.

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