Amadou Ba dénonce le rejet de la création de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) par le gouvernement, le qualifiant de « revirement incompréhensible ». L’ancien ministre met en lumière les enjeux de financement et appelle à la réflexion sur l’organisation des élections par le ministère de l’Intérieur.
L’ancien ministre Amadou Ba a vivement réagi au rejet de la création de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), qualifiant cette décision de « revirement incompréhensible » et d’« énorme pas en arrière ».
Dans une publication, Amadou Ba affirme que le ministre de la Justice a justifié ce rejet par le fait que l’Assemblée nationale n’aurait pas prévu le mode de financement de cette future instance.
Le financement de la CENI contesté
Selon lui, cette explication est difficilement compréhensible, dans la mesure où la création de la CENI figurait parmi les principales mesures de l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution proposé par le président de la République et avait reçu un avis favorable du Conseil constitutionnel.
L’ancien garde des Sceaux estime qu’en renonçant à la mise en place de cette commission, le gouvernement « enterre » une réforme qui faisait, selon lui, l’objet d’un large consensus issu du dialogue politique.
Amadou Ba souligne également que cette décision signifie que le ministère de l’Intérieur continuera d’assurer l’organisation des élections. Il conclut son message en affirmant que « la société civile et l’opposition apprécieront… s’il leur reste de la cohérence ».





