Aïda Mbodj : «Si Wade voulait punir la fronde…»

Aida Mbodj

Désignée pour présider aux destinées du groupe parlementaire du cadre de concertation de l’opposition qui regroupe 6 formations politiques, dont le Pds et le « Rewmi », Aïda Mbodj  a brisé le silence au cours d’un entretien accordé au quotidien Le Populaire.

 

Le choix porté sur sa personne pour diriger le groupe parlementaire de l’opposition, l’ancienne maire de Bambey dit l’avoir « accueilli avec beaucoup de responsabilités. Un groupe de l’opposition aussi consensuel qui décide de porter une femme à sa tête, c’est à la fois symbolique et inédit. C’est la première fois qu’une femme va diriger un groupe parlementaire au niveau de l’assemblée nationale. C’est un sacerdoce. Je me suis toujours inscrite dans cette dynamique de prendre mes responsabilités. Je prends cette charge comme un sacerdoce », a-t-elle dit.

 

Dans les colonnes dudit journal, Mme Aïda Mbodj a répondu à ceux qui disent ne pas comprendre sa posture et qui lui rappellent qu’elle fait partie des signataires du mémorandum qui a lancé la fronde au sein du Pds. Cela, elle l’assimile à une « raison de plus pour prouver que Me Abdoulaye Wade n’est pas en train de faire un règlement de compte. Parce que s’il y a des frondeurs, ça veut dire que moi aussi j’étais dans la fronde. Me Wade a voulu honorer la femme. C’est ce qu’ils ne veulent pas. Mais si c’était pour punir seulement la fronde, je ne serais pas choisie. J’ai porté un combat de principe, du début jusqu’à la fin. C’est après qu’on m’a écarté. On ne me convoquait plus. Après, il y avait des collusions qu’ils ne voulaient pas que je sache. Si c’était seulement pour punir, les frondeurs, je ne serais pas choisie. Ça va dédouaner Me Abdoulaye Wade des intentions qu’on veut lui prêter », indique le journal.

 

 

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