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Affaire Waly-Aziz Dabala /Sept mois de détention : les avocats de Nabou Lèye réclament sa libération d’office

Nabou Lèye
Nabou Lèye

Les conseils de Nabou Lèye ont saisi la Chambre d’accusation de la Cour d’appel pour obtenir la remise en liberté d’office de leur cliente, poursuivie dans l’enquête sur le double meurtre de Waly et Aziz Dabala. La défense dénonce l’absence de réponse du juge d’instruction à une demande de mainlevée du mandat de dépôt et affirme que des analyses scientifiques ne relieraient pas la danseuse au sang retrouvé sur les lieux du crime.
La Chambre d’accusation directement saisie
 
La situation judiciaire de Nabou Lèye pourrait connaître une nouvelle évolution. Selon Libération, les avocats de la danseuse ont saisi la Chambre d’accusation de la Cour d’appel d’une demande de mise en liberté d’office.
 
Les conseils estiment que leur recours est justifié par le silence prolongé du juge d’instruction. Celui-ci avait été saisi d’une requête en mainlevée du mandat de dépôt, assortie d’une proposition d’assignation à résidence sous surveillance électronique.
 
Plus d’un mois après le dépôt de cette demande, aucune décision n’aurait été rendue et le parquet n’aurait pas davantage produit ses réquisitions.
 
Pour la défense, ce dépassement du délai raisonnable autorise désormais la Chambre d’accusation à trancher elle-même la question de la liberté de Nabou Lèye.
 
Un placement sous contrôle judiciaire révoqué
 
Le parcours procédural de la danseuse a connu plusieurs rebondissements.
 
Nabou Lèye avait d’abord été placée sous mandat de dépôt le 28 août 2024, dans le cadre de l’enquête ouverte après le double meurtre de Boubacar Gano, plus connu sous le nom de Waly, et d’Aziz Dabala.
 
Quelques semaines plus tard, elle avait bénéficié d’un placement sous contrôle judiciaire.
 
Mais le 24 décembre, le juge d’instruction de Pikine avait révoqué cette mesure et ordonné son retour en prison. Cette décision aurait été prise à la suite des accusations formulées contre elle par Mamadou Lamine Diao, également appelé Modou Lô.
 
La demande de bracelet électronique restée sans réponse
 
Les avocats avaient ensuite demandé la mainlevée du mandat de dépôt et proposé que leur cliente soit placée en résidence surveillée avec un bracelet électronique.
 
La défense affirme toutefois que la requête est restée dans le tiroir du magistrat instructeur et qu’aucune réponse ne lui a été communiquée.
 
Les avocats soutiennent que cette absence de décision, ajoutée au défaut de réquisitions du parquet, constitue un motif suffisant pour que la Chambre d’accusation ordonne une remise en liberté d’office.
 
La juridiction de recours dispose, selon le journal, d’un délai d’un mois pour statuer.
 
Des analyses ADN invoquées par la défense
 
Les conseils de Nabou Lèye comptent également s’appuyer sur les résultats d’analyses scientifiques effectuées sur le sang retrouvé sur les lieux du double meurtre.
 
Selon Libération ces résultats auraient écarté l’implication directe de la danseuse. Seule la présence de Mamadou Lamine Diao aurait été scientifiquement établie à travers le sang retrouvé sur la scène du crime.
 
La défense estime que ces constatations renforcent sa demande de libération. Les avocats prévoient de présenter ces éléments devant la Chambre d’accusation au cours de leurs observations orales.
 
L’accusation du principal mis en cause au cœur du dossier
 
Les premiers éléments de l’enquête avaient conduit à l’arrestation de Mamadou Lamine Diao, ainsi que de Nabou Lèye et d’autres personnes.
 
Concernant la danseuse, celle-ci aurait constamment nié les faits qui lui sont reprochés.
 
Le principal mis en cause serait ensuite revenu sur certaines de ses déclarations et l’aurait accusée d’avoir commandité ou participé au double meurtre.
 
Nabou Lèye rejette catégoriquement ces accusations. Sa défense conteste la crédibilité de ces déclarations et insiste sur l’absence, selon elle, d’éléments scientifiques établissant la présence de leur cliente sur la scène du crime.
 
Sept mois derrière les barreaux
 
Après la révocation de son contrôle judiciaire, Nabou Lèye a été de nouveau placée sous mandat de dépôt. Sept mois plus tard, elle espère obtenir une décision favorable de la Chambre d’accusation.
 
Elle est poursuivie pour association de malfaiteurs, complicité d’assassinat et actes de barbarie.

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