La détention de Farba Ngom, incarcéré depuis plus d’un an sans jugement malgré des décisions de justice en sa faveur, a attiré l’attention de l’Union interparlementaire (UIP). L’organisation mondiale des parlements a adressé une lettre au président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, pour demander des « comptes » sur la situation de leur collègue détenu « sans jugement et sans liberté ».
Les Échos rapporte que la deuxième personnalité de l’État a informé le bureau de l’Assemblée nationale avoir été saisi de ce dossier. Il a toutefois indiqué avoir transmis la requête au garde des Sceaux, ministre de la Justice, Yassine Fall, sans préciser les suites envisagées au niveau parlementaire.
Cette démarche suscite des critiques et soulève des interrogations sur l’indépendance de l’institution. Le journal s’interroge : « En vertu de la séparation des pouvoirs, pourquoi avoir saisi la ministre de la Justice ? ». Pour de nombreux observateurs, cette attitude laisse penser que le président de l’Assemblée nationale « attend une décision venue de l’exécutif avant de traiter la lettre », semblant ainsi méconnaître « les pouvoirs des députés dans le cas d’une poursuite contre un des leurs ».



