L’Observateur persiste et signe dans ses révélations sur l’affaire Mame Diarra Thiam, dite « Diodio Glow Skin ». Le quotidien du Groupe futurs médias maintient qu’elle a reconnu les faits lors de son interrogatoire individuel devant la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Citant une source proche du dossier, le journal affirme que la mise en cause a expliqué « avoir été approchée par Rokhaya Fall, alias Rox la Chancelière » afin de solliciter des influenceurs sur TikTok, notamment Adamo et Kaliphone, pour « régler certains problèmes ». Elle a également avoué qu’après avoir reçu des messages vocaux d’Adamo, « elle avait procédé à des versements d’argent au profit de ce dernier, de Kaliphone et de Rox ». Des enregistrements vocaux versés au dossier d’enquête viennent étayer cette première version, d’après la même source.
Entendue séparément, Rox la Chancelière a confirmé son rôle d’intermédiaire. Elle a expliqué qu’Adamo la sollicitait régulièrement pour le mettre en contact avec des personnes désireuses d’« assurer leur défense sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok ». Elle a justifié cette démarche par « les réticences de certains interlocuteurs à contacter directement Adamo ». Concernant Kaliphone, aucun message vocal le visant n’a été retrouvé par les enquêteurs. Diodio a néanmoins déclaré « avoir effectué un versement pour son compte à Rox ».
Toutefois, lors de leur confrontation devant les enquêteurs, les deux femmes sont revenues sur leurs premières déclarations. Elles ont vivement contesté l’interprétation des transferts d’argent, soutenant qu’il s’agissait de dons destinés à des œuvres caritatives, notamment à la lutte contre le cancer, et non de rémunérations liées à des campagnes de cyberharcèlement.
Sauf prolongation de leur garde à vue, les deux mises en cause doivent être déférées ce lundi devant le procureur de la République près le tribunal de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko. L’option d’une ouverture d’information judiciaire est agitée, mais aucune décision définitive n’a encore été arrêtée par le procureur, conclut L’Observateur.


