Sa famille avait pourtant retrouvé l’espoir après sa sortie de l’hôpital. Astou Pierre, une caissière née en 1983, a finalement succombé à une embolie pulmonaire le 1er octobre, après plusieurs mois de souffrance. Dans son édition du samedi, Le Soleil revient sur le calvaire vécu par la victime.
Le 23 juin, elle avait été admise en urgence à Dakar après avoir été aspergée d’acide. Transférée en réanimation, puis en chirurgie plastique pour des greffes de peau, elle avait pu regagner son domicile à la suite d’une légère amélioration, avant que son état ne se dégrade brutalement le 28 septembre. « Outre l’absence de plainte déposée par la famille, la police souligne qu’aucune réquisition médicale n’a été transmise par la structure sanitaire lors de l’admission de la victime, et qu’aucune réquisition aux fins d’autopsie n’a été délivrée », révèle le journal. C’est face au retentissement médiatique que « les autorités judiciaires se sont auto-saisies du dossier ». Pour faire la lumière sur ces dysfonctionnements, « la famille de la défunte ainsi que des responsables de l’établissement hospitalier ont été convoqués pour des auditions ».
Le principal suspect, Alioune Badara Gaye, ex-petit ami d’Astou Pierre, aurait pris la fuite en Mauritanie. D’autres pistes le signalent au Maroc.



