Plateforme de Paris : un désordre qui pue les méthodes « Sall »

Très prompte a caricaturé le président Macky Sall, l’opposition se donne l’impression d’être les démiurges qui ont sculpté la stèle de la démocratie de nos temps modernes. Or il n’en est rien. Ces « leaders » de l’opposition à Paris se mènent une guerre sans merci en avançant masqué et les couteaux cachés derrière.

À moins de six mois des présidentielles de 2019, les « apéristes » de Paris vont rire sous cape. La Plateforme de Paris, cadre politique de l’opposition sénégalaise dans la patrie de Marianne vole en éclats à cause des égo  surdimensionnés et des foutraques aux humeurs labiles qui y déroulent des méthodes de fonctionnement aux antipodes de la démocratie et de tout ce qui y concourent.

Ce cadre qui réunit certains partis de l’opposition et la société civile est miné par des dissensions aiguës liées aux ambitions personnelles de certains qui pensent être les « plus beaux, et les plus intelligents». Tandis que d’autres se battent pour des questions de principes démocratiques.La plateforme avait pour ambition de fédérer les partis de l’opposition sénégalaise en France et la société civile pour faire face aux dérives anti-démocratiques du régime de Macky Sall. Mais comme toutes les organisations politiques sénégalaises, on avance masqué et les couteaux cachés derrière, pour attendre le moment propice pour montrer et démontrer les facettes hideuses.

Cette entité a été initiée par Aboubakr Bengalloun, membre éminent de la société civile sénégalaise en France. D’après une source très au fait de ce qui trame dans ce cadre, « certains au début, se posent déjà la question de savoir comment Bengalloum peut être la tête de pont de cet espace politique alors qu’il est connu pour son discours antiparti parti politique ? »

Le malaise de l’ingérable Aboubakr Bengelloun

La méfiance des débuts a été exacerbée depuis l’intervention de Me Abdoulaye Tine lors de la conférence organisée par cette entité, dont avait pris part le juge démissionnaire Ibrahima Dème. Me Tine y pointait du doigt les limites constitutionnelles des mouvements politiques, de la société civile pour la conquête directe du pouvoir et son exercice.

Depuis lors, Aboubakr Benjalloun qui y a consacré toute son énergie semble désormais être relégué au second plan, au profit de certains coordonnateurs de partis ou représentants de mouvements de soutien. Imbus de leurs personnes, ces responsables politiques croient détenir le monopole du savoir politique dont leurs marques de fabrique sont combines, combinaisons et coups bas.

Se croyant maître dans l’art des « assassinats politiques », ces « leaders » veulent débarquer « l’ingérable Bengelloun » et « interdire toutes critiques à l’encontre des leaders des partis membres de la Plateforme ». Une sorte de petite dictature. Leur ambition est de la « dévoyer et de la circonscrire en cercle d’amis » nous souffle notre source.

Notre interlocuteur de révéler que « certains coordonnateurs de partis ont été contactés pour mettre en place une autre structure parallèle, pour ainsi se débarrasser de Aboubakr Bengelloun ». Une démarche dont une poignée de femmes et d’hommes, fidèles à l’idée-force de la naissance de cette plateforme se sont démarqués.

Tel est l’envers du décor de ce cadre dont certains aspirent à incarner demain la signature de la République. Finalement, que reprochent-ils au Président Sall ? Ces mêmes pratiques, goulots d’étranglement pour le Sénégal.

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