Face aux défis majeurs de l’employabilité et de l’insertion professionnelle au Sénégal, le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et technique, Idrissa Samb, a décliné la feuille de route de son département lors de la rencontre d’échanges entre le gouvernement et la presse. Il a mis en exergue la nouvelle Politique nationale de l’emploi (PNE), la synergie avec le secteur privé ainsi que la recherche de solutions concrètes pour les 32 agents du Programme de formation école-entreprise (PF2E). L’objectif affiché par l’exécutif consiste à faire de l’emploi un levier central de stabilité sociale et de développement économique.
Politique nationale de l’emploi : rapprocher la formation des besoins du marché
Pour Idrissa Samb, la stabilité sociale ne saurait reposer uniquement sur la préservation des acquis, mais exige une dynamique économique capable de générer des opportunités durables. C’est dans cette optique qu’a été adoptée la nouvelle Politique nationale de l’emploi, un cadre de référence destiné à renforcer l’employabilité et à assurer une adéquation étroite entre les offres de formation et les besoins réels des entreprises.
Dans cette stratégie, le secteur privé occupe une place prépondérante via la Convention nationale État-Employeur (CNEE), baptisée « Andu Yomba Lëkkalë » et signée le 23 avril 2026. Selon le bilan dressé par le ministre, 211 entreprises ont déjà adhéré à ce dispositif au bénéfice de 4 132 personnes, dont 3 140 stagiaires et apprentis. Articulée autour de six axes – dont le soutien aux MPME, la promotion de l’entrepreneuriat et l’accès au premier emploi –, cette convention vise à stimuler la participation du secteur privé à la formation et à l’insertion des jeunes.
Dossier des 32 agents du PF2E : des pistes de réintégration à l’étude
Sensible au climat social, Idrissa Samb a directement abordé le cas des 32 agents du Programme de formation école-entreprise (PF2E). Le ministre a assuré que leur situation faisait l’objet d’un examen rigoureux dans le respect strict du cadre juridique et de la législation du travail.
Rappelant avoir accordé plusieurs audiences aux représentants des agents en juillet et septembre derniers, le ministre a indiqué que les concertations se poursuivent afin d’identifier des issues viables, parmi lesquelles figurent des propositions de réintégration sous forme de contrats adaptés. Privilégiant la voie de la concertation, Idrissa Samb réaffirme ainsi la volonté du gouvernement de placer l’emploi, la formation et le traitement apaisé des dossiers sociaux au cœur des priorités nationales.


