Le parlementaire Guy Marius Sagna interpelle le gouvernement sur plusieurs dossiers préoccupants, allant de la situation des étudiants de l’ENFHT à celle des ASP, d’anciens travailleurs de la SENHUILE et des agents du chiffre.
L’attente se prolonge pour 147 étudiants de l’École nationale de formation hôtelière et touristique (ENFHT). Inscrits dans les promotions 2024-2025 et 2025-2026, ils ignorent toujours la date à laquelle ils passeront leurs examens de sortie. Une situation qui inquiète eux et leurs parents ainsi que le personnel administratif et enseignant.
Face à cette incertitude, Guy Marius Sagna a saisi le gouvernement d’une question écrite. Le député demande aux ministres chargés du Tourisme et de la Formation professionnelle de « se concerter avec les autres acteurs » afin que ces examens soient organisés.
Il estime que le retard enregistré dans l’organisation de la session 2025 pose problème et dénonce une « attente interminable qui n’a que trop duré ».
Pour lui, cette situation constitue « une véritable souffrance pour les étudiants et leurs parents », mais également pour « le personnel administratif et enseignant concerné par ces examens de l’ENFHT ».
Treize ans de service, mais toujours dans la précarité. Telle est la situation des agents de sécurité de proximité (ASP) que le député porte à l’attention du gouvernement. Malgré le passage de leur rémunération de 50 000 F CFA à 90 000 F CFA, Guy Marius Sagna estime que ces ASP sont toujours confrontés à des difficultés.
Le parlementaire interroge ainsi le gouvernement sur l’avenir de ces milliers d’agents. « Où en est le projet de statut des ASP ? Quelles perspectives le gouvernement du Sénégal veut-il donner à ces milliers d’ASP ? », demande-t-il.
Ex-SENHUILE et agents du chiffre : deux autres dossiers sur la table
Dans le département de Dagana, ce sont d’anciens travailleurs des Fermes de la Teranga, ex-SENHUILE, qui attendent toujours le règlement de leurs arriérés de salaire. Selon les éléments exposés par le député, ces travailleurs affirment que l’entreprise leur doit des salaires depuis « bientôt deux ans ».
Une première décision du tribunal du travail aurait permis d’engager une procédure pour le paiement des sept premiers mois. L’huissier aurait poursuivi la procédure jusqu’à l’établissement d’un procès-verbal de saisie du matériel de l’entreprise. Mais la suite reste bloquée.
En cause, selon les travailleurs, l’absence de commissaire-priseur dans le département de Dagana pour procéder à la vente du matériel saisi. Guy Marius Sagna a ainsi interpellé le ministre de la Justice sur « la nécessité de la nomination d’un commissaire-priseur », afin de permettre la poursuite de la procédure.
Autre dossier : l’indemnité spéciale de discrétion professionnelle des agents du chiffre. Selon Guy Marius Sagna, la loi n°2014-24 du 1er juillet 2014 prévoit la création d’une « indemnité spéciale de discrétion professionnelle permanente et définitive ». Son montant devait être fixé par décret.
Mais douze ans après, le dispositif n’aurait toujours pas été appliqué. Le député dénonce une situation qui « prive les agents du chiffre concernés d’un droit voté par l’Assemblée nationale ».
Guy Marius Sagna rappelle également les contraintes particulières auxquelles ces agents sont soumis. « Les agents du chiffre n’ont ni droit de grève ni droit syndical », souligne-t-il. Il ajoute qu’ils « ne peuvent adhérer à une association sans autorisation » et « ne peuvent se marier sans autorisation ». Pour le député, « pour les raisons ci-dessus évoquées, leurs droits doivent être scrupuleusement pris en charge ».
Il demande ainsi au gouvernement de faire le point sur les différentes séances de travail organisées autour des propositions de montant et des projets de décret.
Il souhaite enfin obtenir des éclaircissements sur une information qui circule concernant ce dossier. « Des rumeurs disent que le décret a été signé en 2017 sans avoir fait l’objet d’une publication officielle », rapporte-t-il, avant de demander au gouvernement si cette information est fondée.


