Processus de paix, départ de Jammeh… : Salif Sadio s’exprime

Salif Sadio, le chef de l’aile combattante du mouvement des forces démocratiques de la Casamance ne semble pas satisfait du rythme d’avancement des négociations de paix avec les autorités publiques sénégalaises. «Les choses avancent mais lentement», déplore-t-il dans une interview réalisée avec nos confrères de «Zig Fm». Interview reprise ce samedi par le Journal L’As.
Le membre du Mfdc renseigne que la communauté Saint Egidio,  leur a même rendu une visite dans le maquis afin de voir comment ils pourraient se rendre à Rome pour y poursuivre les négociations. Mais, le problème, c’est qu’avec le changement de régime en Gambie, passer par ce pays ne risque pas d’être aussi facile que sous Jammeh : «En Gambie, avec ses nouvelles autorités, on ne sait pas s’il sera facile de transiter pour se rendre à Rome. Avec l’ancien régime c’était facile», indique le patron de l’aile armée du Mfdc.
Salif Sadio révèle que pourtant, durant les négociations, plusieurs points d’accords avaient été trouvés. Des accords ayant trait au respect de la population, à la cessation des multiples violations des droits de l’homme en Casamance, à la libre circulation des personnes et des biens. «Tout cela a été discuté de l’autre côté. Les autorités sénégalaises n’ont pas convenablement rempli leur mission», regrette cependant Salif Sadio, qui dénonce «la violation des textes signés».
Quant aux braquages, le chef de l’aile combattante du Mfdc indique que ses hommes n’en sont pas les auteurs. «On parle toujours de Mfdc dans des braquages. Mais une chose est sûre : ceux qui sont en train de suivre ce dossier depuis 1982, savent que l’Etat du Sénégal fait tout pour ternir l’image du Mfdc », dit-il.
Salif Sadio dément aussi, tout rapprochement entre les chefs du maquis. Pour lui, cette information est une «pure fabrication des gens». «Moi en tant que chef  du maquis, je ne suis pas informé de cette démarche. L’argent a tout gâté. A un moment donné, l’Etat du Sénégal croyait qu’il pouvait régler cette crise en donnant des mallettes d’argent aux gens  pour créer leur front. Mais tel n’est pas le cas. Ces gens ont abandonné le maquis jusqu’à s’allier avec l’armée pour nous combattre. Depuis 2000 on a fait ce constat», confie le rebelle.

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