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Ousmane Sonko veut être député…



La coalition Ndawi Askan Wi a fait face à la presse, hier, pour présenter les partis et mouvements qui composent leur liste dénommée « Pëncum Nawle », dont Ousmane Sonko a été porté à la tête de la liste nationale, en direction des Législatives. Il s’agit de Pasteef, de Yoonu Askan Wi, du MRDS, du PPAS, du RND. Il y a également des mouvements et organisations tels que Taxaw Temm de Ibrahima Fall, de la Coalition citoyenne pour le changement (3C), ANDS/Burabe et Diaspora Dooleel Senegaal, entre autres. Une occasion pour l’ancien inspecteur des impôts et domaines de revenir sur l’actualité nationale dominée par ce qu’on pourrait appeler le procès de la 12e législature qui aurait montré ses limites sur tous les plans.

La liste Pëncum Nawle se veut se veut un creuset d’une large coalition capable de mener le combat pour l’avènement dans notre pays d’une Assemblée nationale de type nouveau, constituée non pas de députés du Président, mais plutôt de députés du peuple et à son service. A la question de savoir s’il faut changer définitivement le visage de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko est catégorique : « Je ne sais pas si l’Assemblée nationale a un visage actuellement. Nous avons tous vécu une situation dramatique et ça va de mal en pis ». A l’en croire, l’Assemblée nationale était bizarrement plus conforme à une Assemblée sous Senghor. Il a ainsi rappelé comment déjà en 1979, le Président-poète avait dépêché son Premier ministre, Abdou Diouf à l’époque, à l’Hémicycle pour avoir l’aval du parlement afin d’envoyer des troupes au Liban. Tout le contraire du Président Macky Sall qui s’est levé un beau jour pour annoncer qu’il va envoyer nos soldats au Yémen sans recueillir l’avis des députés.

Pour le leader de Pasteef, avec tous les scandales qui secouent l’Assemblée, on aurait au moins pu ordonner une commission d’enquête parlementaire. Et à l’heure qu’il est il s’agit de donner un visage à l’Assemblée nationale plutôt que d’en changer. A l’en croire, nous avons des politiciens alimentaires qui vénère un homme au lieu d’apprécier sa vision. Pour Ousmane Sonko, l’attitude que doit avoir un parlementaire est plus liée à une question de conscience personnelle. Car, dans tous les pays du monde, les députés sont élus dans les mêmes conditions. Et la loi électorale est très claire là-dessus. Les députés ne sont pas nommés, c’est le peuple qui les élit. Aussi, en appelle-t-il à la responsabilité collective. Parce que le peuple ne peut pas continuellement élire des hommes qui vont, à chaque fois, le décevoir.

 



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