Les dessous des accords sénégalo-mauritaniens de février 2018 sur les découvertes de gaz

drissa Seck avait un moment demandé la publication des accords conclus entre le Sénégal et la Mauritanie pour plus de transparence, mais, on en sait un plus, en parcourant la fiche technique thématique « PÉTROLE ET GAZ » élaborée pour les besoins du Groupe consultatif pour le financement de la deuxième phase du Plan Sénégal Emergent (PSE), qui a débuté ce lundi 17 décembre 2018 à Paris. 

Dans les faits, la Grande Tortue / Ahmetim (GTA) (gaz) sur le bloc SOP est un champ transfrontalier offshore situé à 120 km des côtes sénégalo-mauritaniennes et à une profondeur d’eau de plus de 2 800 mètres. C’est assurément l’une des plus prometteuses découvertes mondiales, qui pourrait changer radicalement la croissance de l’économie sénégalaise dans la fourchette 2022-2024-2026. 

Toutefois, en toute responsabilité, le Sénégal de Macky Sall et la Mauritanie de Mohamed Ould Abdel Aziz ont décidé de développer et d’exploiter conjointement ce champ dans le cadre d’un accord inter-Etats avec une répartition initiale de 50%/50% des ressources, comme le prévoit les accords signés le 09 février 2018. 

Consortium BP-KOSMOS-PETROSEN

En réalité, ce champ transfrontalier offshore, situé à 120 km des côtes sénégalo-mauritaniennes et à une profondeur d’eau de plus de 2 800 mètres, est actuellement détenu par un consortium composé de BP (60%), KOSMOS (30%) et PETROSEN. La société sénégalaise détient 10% avec une option de monter sa part de participation à 20% jusqu’à 6 mois après la décision finale d’investissement (FID)). 

Ce gisement est prometteur puisque les ressources probables récupérables sont de l’ordre de 20 TCF (Tri billion Cubic Feet), soit environ 560 milliards de mètres cubes de gaz naturel. 

2,3 millions de tonnes par an de gaz naturel liquéfié en 2022

C’est pourquoi le développement de ce champ transfrontalier offshore est prévu techniquement en trois phases. La première consistera à une mise en exploitation de 2,3 millions de tonnes par an (mtpa) de gaz naturel liquéfié (GNL) en 2022, avec une provision de 70 millions de pieds de gaz par jour (mmscfd) prévue pour la consommation domestique (soit 35 mmscfd pour chaque Etat). Pour la deuxième et troisième phase, il sera question de la mise en exploitation de 3,4 mtpa de GNL par phases, prévue respectivement en 2024 et en 2026. 

En définitive, aux horizons 2022-2026, l’Etat sénégalais, sous l’impulsion du président Macky Sall, veut relever le défi de s’attaquer aux défis de la sécurisation de la production et de l’approvisionnement du pays en énergie en quantité, en qualité suffisantes et au moindre coût et celui de la maximisation de façon saine et durable les retombées socio-économiques dans le pays. 

Et cela passera aussi par la mise en œuvre de la stratégie « gas-to-power » pour substituer le fioul, sans oublier la création de nouvelles capacités de production fonctionnant au gaz dès 2022-2023. 

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