Entretien exclusif avec Pape Ngagne Ndiaye journaliste écrivain: ‘’L’essentiel est de s’armer d’éthique et de s’accommoder des règles déontologiques du métier….’’

En marge de la cérémonie de dédicace de son livre “Par cours d’un journaliste autodidacte”, Papa Ngagne Ndiaye nous a accordé  une interview.  

Pape Ngagne Ndiaye, vous vous dites journaliste autodidacte. Pourtant vous êtes parmi la nouvelle élite de journalistes. N’est-ce pas une contradiction ?

 Je ne trouve aucune contradiction. Il n’y a pas une grande différence entre le journaliste formé dans les écoles et celui qui est formé sur le tas et qui est parvenu à bénéficier d’une concluante expérience. C’est la société qui essaie malhabilement d’établir une différence. Pour moi, la formation est importante mais ne pèse pas trop sur la conscience professionnelle. L’essentiel, dans la pratique d’un métier si délicat comme le journalisme, est de s’armer d’éthique et de s’accommoder ardemment des règles déontologiques.

Vous avez toujours été connu dans les émissions radiophoniques et télévisées. Aujourd’hui, vous entrez dans le monde de l’écriture en produisant un livre sur votre parcours. Quelles en sont les raisons ?

C’est une question qu’on me pose souvent. J’ai écrit pour partager. Dans ce livre, je ne parle pas seulement de mon parcours. Certes, j’en ai largement et longuement parlé. Mais j’en ai profité pour aborder plusieurs autres sujets qui concernent le Sénégal. Ce qui m’a poussé à écrire, est surtout d’inscrire dans le granit de la conscience nationale, les étapes de mon parcours qui, j’en suis certain, contient plusieurs enseignements qui peuvent servir de leçons aux générations actuelles et futures dans la construction de leur propre expérience et la consolidation des acquis qu’elles conquièrent avec la marche du temps.

Les émissions que vous animiez et celle que vous animez aujourd’hui sont un véritable prétoire de confrontation. Ne pensez-vous pas être un redoutable interrogateur à craindre ?

 Ma réponse ne peut  être qu’équilibrée. Nul ne doit craindre de me faire face pour une émission. Il suffit d’être une personnalité publique inextricable à la vérité, à l’éthique, et être cohérente et constante dans les idées, les paroles et les positions. C’est ce qui rend le débat fructueux. Mais si l’invité veut de la complaisance et de la débonnaireté, ça ne passe pas avec l’émission Faram Facce que j’anime.

Votre parcours est une épopée qui a réussi. Quel est votre secret ?

 Je rends grâce à Dieu. Je n’ai rien d’extraordinaire. Je veux juste demeurer ancré dans les principes déontologiques. Je n’ai pas de parti-pris. Je fais tout pour rester impartial, cohérent avec moi-même. Je n’attends de mes invités que la présence d’esprit de répondre sans langue de bois.

Quels conseils donnez-vous aux journalistes actuels ?

Non, je pense qu’il y a des personnes plus placées et mieux placées que moi pour prodiguer des conseils. La seule chose que je demande à tous ceux qui évoluent dans les média, est d’être solidaires et éviter la manipulation. Il ne faut jamais être une marionnette attachée au bout de cordes d’autrui.

Peut-on s’attendre à un autre livre ?

L’avenir n’est pas un scénario. Mais wait and see. (Rire)

source rewmi quotidien

 

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