DJ Arafat: Ce qu’il ne vous avait pas encore révélé sur lui

DJ Arafat, le leader du coupé décalé en Côte d’Ivoire, a entretenu ses fans, comme à son habitude, à travers une vidéo en direct sur sa page Facebook, le 17 Mars. Ce dernier a voulu lever le voile sur une partie de son histoire. Il a expliqué son enfance et le chemin parcouru jusqu’à la musique. Comme promis à ses fans depuis belle lurette, Houon Ange Didier à l’état civil, a bien voulu donner les raisons qui l’ont poussé à embrasser  la musique.

« Comme je l’ai dit dans mon morceau réalisé, depuis tout petit je rêvais d’être un homme d’affaire, ou dans une autre corporation où j’allais être riche. Je ne me voyais pas dans la musique. Etant petit j’habitais chez mon père, paix à son âme, à Cocody Blaukhauss, où y avait une salle de répétition. Je voyais plusieurs artistes venir répéter, tels qu’Alpha blondy, Magic system, Meiway etc plein d’autres artistes qui sont aujourd’hui mes devanciers. A leurs pauses, ils allaient manger dans le restaurant au sein de l’espace de mon père. Puis un jour alors qu’ils étaient en pause, je me suis mis sur la batterie, mon père étant sorti est rentré et m’a trouvé en train de jouer, il m’a beaucoup battu ce jour, j’avais 7 ans à cette époque. Après avoir été battu ce jour, je n’ai plus voulu toucher un instrument de mon père jusqu’à un jour où je devais avoir 10 ou 11 ans, l’artiste Meiway était en répétition et je suis venu l’assister, il voulait que je joue à la percussion, et ce jour là Meiway était satisfait de ce que je faisais pour mon âge. Mon père nous a surpris et m’a encore passé à tabac. » explique-t-il

Il avouera par la suite qu’il n’hésitait pas à pratiquer le vol malgré son bas âge.

« Puis le temps passait je grandissais, je volais aussi les instruments de mon père pour les revendre pour aller m’amuser avec mes amis et mon père me battait chaque fois pour cela, j’étais finalement habitué. Finalement j’avais en tête de quitter la maison parce que j’en avais marre d’être battu. Un jour je me suis à nouveau remis sur la batterie, mon père qui n’était pas loin, il percevait les échos sonores des coups que je donnais sur la batterie, quand il est arrivé il a été surpris de voir que c’était moi qui jouais, mais il m’a battu et tellement battu que j’ai voulu riposter parce que je n’en pouvais plus d’être tabassé devant les gens… Je me suis enfui par la lagune, nous habitions en bordure de la lagune. C’était la dernière fois que mon père me voit jusqu’à ce que je devienne un artiste. » déclare le Yorobo.

Arafat était livré à lui même dans la rue, frôlant parfois le banditisme. D’ailleurs son titre « Petit Nouchi dans la rue » relate bien cette période sombre de la vie du jeune garçon qu’il était.

« J’avais 14 ans, étant dans la rue, j’étais influencé par les richards du monde, les footballeurs, les grandes réussites et je me suis dit il faut que je réussisse dans la vie. Je me suis donc retrouvé entrain de faire de petites tâches pour survivre. C’est ainsi que j’animais dans un bandjidrôme (cabaret traditionnelle où se vend le vin de palme) puis de là j’ai évolué vers un koutoukoudrôme (cabaret où se vend la liqueur traditionnel). Après je vivais chez ma grande mère qui m’avait récupéré et c’était dans les débuts de la crise ivoirienne. Puis je suis devenu DJ au Maquis le Shangaï, ce grand maquis que vous avez connu. Quand mon ami Jonathan est décédé je suis rentré alors au studio. J’avais déjà d’autres morceaux mais j’ai voulu mettre ce titre en avant. Et tout est parti de là. « 

Aujourd’hui l’artiste veut encourager la jeunesse à travers son histoire à se battre, et à persévérer.

« Je dois vous dire que je suis différent des autres artistes, je suis plus proches de vous, j’ai bataillé. Aujourd’hui quand je vois des milliardaires ça me motive, je fais des épargnes, je fais des investissements. Je vois des fans dire que je suis milliardaire. Je  ne suis pas encore milliardaire, je suis juste millionnaire, mais si Dieu le veut je le serai un jour. Si je vous ai raconté tout ça, c’était pour vous dire de vous battre dans la vie. explique l’artiste.

DJ Arafat a aussi expliqué qu’il a la musique dans le sang, parce que fils de l’illustre arrangeur-musicien Houon Pierre et de la chanteuse Tina Glamour. Il a révélé d’ailleurs que le premier disque d’or de Côte d’Ivoire a été décroché par un membre de sa famille, le célèbre artiste des années 80,  Doh Albert, frère aîné de son père Houon Pierre.

Afrikmag

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