Dans le cadre du suivi des politiques publiques, le préfet de Mbacké, Khadim Hann, a effectué, le mercredi 22 avril 2026, une visite des chantiers d’assainissement de la commune de Touba Mosquée. Accompagné des services techniques, il s’est rendu dans les quartiers de Keur Niang, Mbale et Guédé pour évaluer l’avancement des travaux de drainage des eaux pluviales.
MBACKÉ – Lancés par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, en janvier dernier, les travaux d’assainissement de la ville de Touba ont mobilisé 15 milliards de FCfa de l’État. Quatre mois après, le préfet de Mbacké, Khadim Hann, en visite, hier, mercredi 22 avril, sur le site, a constaté que le chantier avance. Sur place, les machines tournent, des dalots sont posés. Sur un objectif de 8 km de linéaire, 1,447 km est déjà réalisé. Cependant, M. Hann a expliqué que l’entreprise chargée du projet prévoit de monter en puissance dans les jours à venir. Ainsi, elle a prévu d’augmenter ses équipes sur le terrain jusqu’à huit ; ce qui lui permettra d’atteindre les objectifs d’ici le mois d’août, à savoir drainer les eaux pluviales par voie gravitaire au niveau de la commune de Touba Mosquée.
Pour le préfet, le drainage gravitaire est la solution optimale pour faire face aux inondations qui ont secoué la cité religieuse ces dernières années. «La volonté du gouvernement est de procéder à un drainage par voie gravitaire qui permettrait de soulager davantage les populations», a-t-il déclaré, précisant que les premiers impacts sont attendus dès l’hivernage prochain. Si le tracé emprunte la voie publique à Guédé, Keur Niang et Mbale, à Nguiranène, il y aura des impactés.
Dans ce lieu où sera réalisé un bassin pour évacuer les eaux vers la vallée du Sine, des maisons et des ouvrages seront certainement déplacés. À ce sujet, le préfet se veut rassurant : «La commission chargée du recensement et de l’évaluation des impenses est déjà mise en place». Il a ajouté qu’elle démarre ses travaux la semaine prochaine. «Nous comptons nous déployer sur le terrain pour recenser les impenses et payer les personnes qui seront impactées par le projet», a précisé Khadim Hann.





