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Sortie de Bara Ndiaye : La galaxie « Diomaye Président » fait bloc et exige des sanctions exemplaires

Cheikh Bara Ndiaye
Cheikh Bara Ndiaye

C’est une véritable levée de boucliers au sein de la mouvance présidentielle. Moins de 24 heures après la séance houleuse du 11 mars 2026 à l’Hémicycle, plusieurs mouvements phares de la coalition « Diomaye Président » sont montés au créneau. À travers une série de communiqués incendiaires, ils interpellent le Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, pour dénoncer les propos « scandaleux » du député Bara Ndiaye à l’encontre du Chef de l’État.

La République est-elle en train de perdre sa sacralité ? Pour le Parti AWALE, le Mouvement pour la Révolution Citoyenne (MRC), le mouvement Mimi2024 et la Convergence Patriotique – Les Intègres, la réponse est claire : la limite de l’acceptable a été franchie.

« L’immunité n’est pas un permis d’insulter »

Le ton est donné par Jules Faye, président du MPDES, qui s’insurge contre une « clochardisation » du débat public. Pour lui, s’attaquer à la première institution du pays est une entreprise de démolition de l’unité nationale. « L’immunité parlementaire est une protection pour la liberté de parole, pas un sauf-conduit pour l’injure publique », martèle-t-il, invoquant la jurisprudence Cheikh Abdou Bara Dolly pour réclamer une justice sans deux vitesses.

L’Hémicycle : un sanctuaire, pas une arène d’invectives

Dans une démarche coordonnée, le Parti AWALE (représenté par Samba Gueye), le MRC de Djidiack Faye et le mouvement Mimi2024 dirigé par Moustapha Diémé ont tous adressé une interpellation solennelle au perchoir. Leur grief est identique : les propos tenus par Bara Ndiaye le 11 mars sont « particulièrement graves et inacceptables ».

S’appuyant sur l’article 88 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, ces organisations exigent une « sanction exemplaire ». Selon elles, le rôle de député impose une obligation de dignité et de retenue qui a été bafouée lors de cette séance mémorable.

Le Djoloff et le Sénégal observent El Malick Ndiaye

L’interpellation la plus personnelle vient d’Aly Ka, président de la Convergence Patriotique – Les Intègres. En s’adressant directement au Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, il invoque l’héritage politique du Djoloff et les figures illustres telles que Daouda Sow ou Djibo Leyti Ka.

« Votre responsabilité est aujourd’hui interpellée. Il vous appartient d’écrire les lignes de votre histoire avec la hauteur que commande votre charge », écrit-il, rappelant que le Sénégal tout entier observe la réaction de l’institution face à ce qu’il qualifie de « profanation ».

Vers une saisine du Procureur ?

Au-delà de la sanction parlementaire, l’appel à la fermeté judiciaire résonne. Le Ministre de la Justice et le Procureur de la République sont invités par certains membres de la coalition à s’autosaisir. Pour ces soutiens du Président Bassirou Diomaye Faye, le respect des institutions est une « obligation non négociable » pour la stabilité de l’État de droit.

La balle est désormais dans le camp du Bureau de l’Assemblée nationale. La suite donnée à ces interpellations croisées déterminera sans doute le climat des futurs débats au sein de la XIVe législature.

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