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Production de semences : Plus d’une trentaine de variétés améliorées et résilientes développées

Les résultats du projet Abee (West Africa Breeding Networks and Extension Empowerment) sont satisfaisants. Ce constat a été fait ce mercredi au cours d’un atelier de clôture de l’initiative agricole.

Mis en œuvre dans trois pays (Sénégal, Burkina Faso et Niger), le projet de renforcement des réseaux et des capacités institutionnelles en amélioration des plantes pour le développement de cultures résilientes répondant aux besoins des pays d’Afrique de l’Ouest (Abee, en anglais : West Africa Breeding Networks and Extension Empowerment) a permis de mettre à la disposition des producteurs 34 variétés de semences dans sa zone d’intervention. L’annonce a été faite, hier, au cours de l’atelier de clôture dudit projet financé pour un montant de 8 millions d’euros par l’Union européenne (UE) et exécuté par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf).

Présidant la cérémonie, le directeur général de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), Moustapha Guèye, a indiqué que « l’atteinte de la souveraineté alimentaire est liée à celle semencière ». Au-delà du renforcement des liens entre les équipes de sélection et les acteurs de la filière semencière, selon lui, le projet a permis aux pays concernés d’avoir du matériel végétal plus adapté et plus résilient par rapport au changement climatique sur le marché.

« Nous avons des variétés semencières très prometteuses sur l’arachide, le niébé, le mil, le sorgho et le fonio », s’est félicité M. Guèye. Ce dernier a indiqué qu’au Sénégal, trois variétés de fonio ont été homologuées à côté des semences de pré-base développées pour la première fois. À son avis, l’un des acquis réside également dans le renforcement des capacités des acteurs avec notamment une nouvelle génération de chercheurs et de techniciens capables de relever les défis.

Auparavant, le directeur exécutif du Coraf, Moumini Savadogo, a souligné que la mise en œuvre du projet aboutit à des réalisations conséquentes, notamment l’acquisition d’un nombre important d’équipements, la réalisation d’infrastructures, la digitalisation des processus et l’utilisation des techniques modernes de sélection de semences ainsi que la formation d’étudiants.

Selon lui, l’appui de l’UE démontre l’utilité des variétés semencières améliorées dans l’augmentation de la production agricole pour une meilleure prise en charge des besoins nutritionnels de la population, plaidant ainsi pour une mise à l’échelle des acquis afin de permettre aux autres pays de la sous-région de bénéficier des résultats.

Ibra Touré, directeur exécutif du Coraf pour l’Afrique de l’Ouest, a, de son côté, salué l’originalité du projet qui réside, d’après lui, dans son approche centrée sur le renforcement des capacités. À l’en croire, au-delà de l’initiative technique et scientifique, Abee a contribué « à structurer des réseaux, à promouvoir le partage des connaissances et jeter les bases d’une coopération régionale durable ».

Il s’est aussi réjoui de l’intégration des dimensions essentielles telles que le genre, l’environnement et la résilience des systèmes agricoles à travers le projet.

Simon Vanden Broeke, de l’Union européenne (UE), a réaffirmé l’intérêt particulier que son institution accorde à la lutte contre l’insécurité alimentaire et le changement climatique.

« La fragilité des écosystèmes du Sahel et leur vulnérabilité aux chocs climatiques ont fini d’exacerber la vulnérabilité des populations », a-t-il souligné. Ce qui atteste, à son avis, la pertinence d’accompagner l’agriculture et l’innovation pour les rendre plus résilientes, appréciant les « résultats concrets » du projet sur la production de semences, la recherche agricole, etc.

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