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Polémique sur les TRS : Les grandes précisions du ministre des Finances Cheikh Diba

Cheikh Diba
Cheikh Diba

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a fait face à la presse ce jeudi, pour s’exprimer sur la question des Total Return Swaps. Ce, suite à l’article de Financial Times qui a suscité beaucoup de bruits, ces derniers jours.

Aux journalistes, il a expliqué que le recours à ces opérations de TRS reflète la volonté de l’Etat de contribuer à l’approfondissement du marché régional, en attirant des investisseurs internationaux étrangers dans ces émissions.

Ensuite, ces émissions ont servi à financer les besoins de l’État dit cheikh Diba. Et surtout, ajoute-r-il, ces TRS ont «permis à l’État de se financer à des conditions nettement plus favorables que celles des marchés internationaux, tout en maîtrisant les risques et optimisant le service de la dette».

Une économie de 36 milliards

Par exemple, il souligne que si le Sénégal avait choisi de se financer sur le marché des eurobonds, il aurait payé un taux situé entre 11 et 12% en moyenne sur l’année 2025, contre 7% avec les TRS. Il assure que  «ce différentiel de taux d’intérêt de 11% et 12% sur les marchés financiers internationaux, comparé au 7%, permet de réaliser des économies de 36 milliards de FCFA à travers ce différentiel de 5%».

Le ministre a aussi tenu à faire des précisions sur les rumeurs distillées sur les contours de l’opération : «Il n’y a aucune condition contraignante et il n’y a pas de passif caché, comme le laissent croire certains. Les investisseurs internationaux ont souscrit à ces adjudications de l’État du Sénégal. À l’issue de ces adjudications, le financement est obtenu par le Trésor comme pour toute autre émission sur ce marché», dit-il.

Aucun bien de l’État mis en gage 

Aussi, Cheikh Diba clarifie qu’ «Aucun bien de l’État du Sénégal n’a été donné en gage dans le cadre de la mobilisation de ces financements», et qu’il n’y a «aucun transfert de propriété légal de titres qui serait différent d’une émission classique sur le marché des titres publics».

Il souligne aussi, que les opérations n’accordent pas de traitement préférentiel de crédit. «Les investisseurs concernés restent des détenteurs de titres obligataires émis sur le marché des titres publics», précise le ministre des Finances et du Budget.

Cheikh Diba a aussi répondu à ceux qui déclarent que les TRS restent un instruments opaques : «Ils ne le sont pas parce que le Sénégal, à l’instar d’autres pays, fait recours à différents types de swap depuis de nombreuses années, notamment en 2011, 2015 et en 2018, permettant à l’État de se protéger contre les risques de fluctuation des devises», dit-il.

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