Le limogeage du directeur général de la Santé, le professeur Ousmane Cissé, continue de susciter de vives réactions, y compris au sein même des structures proches du pouvoir. Le MONCAP Santé et Protection sociale, affilié au parti PASTEF, s’est illustré par une prise de position controversée rapidement suivie d’un démenti interne.
Dans un communiqué daté du 15 avril 2026, la structure a exprimé sa « profonde désolation » face à ce qu’elle qualifie de « décision brutale, incompréhensible et dénuée de tout fondement objectif ». Le texte mettait directement en cause le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le docteur Ibrahima Sy, accusé de mener une dynamique de déstabilisation systématique et une politique d’exclusion progressive de certains cadres du secteur.
Ce communiqué n’a pas tardé à être contesté par un démenti formel, du docteur Karamba Diallo.
D’emblée, il précise : « Moi, docteur Karamba Diallo, pharmacien, membre de PASTEF/Les patriotes, membre du MONCAP Santé et Protection sociale, je partage : suite à la diffusion d’un communiqué attribué au MONCAP Santé et Protection sociale en date du 15 avril 2026, je tiens à apporter un démenti formel, dans un esprit de responsabilité, d’humilité et de courtoisie. »
Il affirme que le document incriminé « n’a fait l’objet d’aucune concertation préalable ni validation au sein des instances régulières » de la structure.
« J’informe l’opinion publique que ce communiqué n’a fait l’objet d’aucune concertation préalable ni d’une validation au sein des instances régulières du MONCAP Santé et Protection sociale. La quasi-totalité des membres n’a pas été informée ni associée à son élaboration, encore moins à la décision relative à la tenue d’un éventuel point de presse annoncé pour ce vendredi 17 avril 2026 », précise-t-il.
Le Dr Diallo soutient que le texte reflète « la position d’un groupe restreint agissant de sa propre initiative » et ne saurait engager l’ensemble du MONCAP. Il ajoute que plusieurs membres ont exprimé leur désaccord et leur étonnement, dénonçant une démarche non inclusive et contraire aux principes de fonctionnement collectif.
Réaffirmant son attachement aux valeurs de transparence, de concertation et de responsabilité, il appelle à une communication plus rigoureuse au sein de l’organisation.
Cette controverse interne met en lumière des tensions au sein du MONCAP, sur fond de divergences autour de la gestion du secteur de la santé et des décisions prises au sommet de l’État.


