Une étude menée par l’économiste-statisticien Ibrahima Diouf (Dilam Group SA / OpineSen) s’est penchée sur la viabilité d’une éventuelle candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, dont la succession de António Guterres est prévue en 2026. L’analyse intervient dans un contexte international marqué par les rivalités entre grandes puissances et les débats sur la représentation du Sud global dans les institutions multilatérales.
Basée sur un questionnaire de vingt questions administré à un échantillon hypothétique de 588 répondants (universitaires, étudiants, société civile, citoyens et diaspora), l’étude combine analyse quantitative et qualitative autour de quatre indices d’évaluation.
Les résultats attribuent à l’ancien chef de l’État un indice de légitimité internationale de 7,4/10, notamment grâce à son expérience diplomatique et à sa présidence de l’Union africaine en 2022. En revanche, la crédibilité normative est évaluée à 5,3/10, certains répondants exprimant des réserves liées à son bilan politique national.
Sur le plan géopolitique, l’acceptabilité internationale atteint 4,9/10. Plusieurs facteurs pourraient peser sur la désignation du futur chef de l’ONU, notamment la possible rotation vers un candidat d’Europe de l’Est et la pression internationale en faveur de la nomination d’une femme. La viabilité politique nationale, quant à elle, obtient 5,5/10, traduisant des perceptions partagées sur l’impact du contexte politique sénégalais.
Au total, l’évaluation globale de la candidature obtient 5,5/10. L’étude suggère que la candidature de Macky Sall pourrait bénéficier d’un capital diplomatique et institutionnel significatif, notamment grâce à son expérience à la tête du Sénégal et son engagement au sein des organisations africaines et régionales telles que la CEDEAO. Toutefois, elle resterait fortement conditionnée par les dynamiques géopolitiques globales, confirmant que le processus de sélection du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies demeure largement structuré par les équilibres stratégiques entre grandes puissances plutôt que par les seules qualités individuelles des candidats.





