L’Alliance pour la République (APR) accuse le pouvoir en place de recourir à la « menace » et au « débauchage » pour renforcer ses rangs. Réuni ce jeudi 3 septembre 2026, le Secrétariat exécutif national (SEN) du parti de l’ancien président Macky Sall a dénoncé ce qu’il présente comme des pratiques contraires aux règles d’une compétition politique démocratique.
Dans son communiqué, l’APR estime que certains responsables politiques font face à des pressions dans un contexte marqué par une volonté du pouvoir de rallier des élus à sa cause. L’ancien parti au pouvoir accuse ainsi le parti au pouvoir de vouloir « se légitimer par la menace et le débauchage de responsables politiques ». Une pratique que l’APR juge incompatible avec les principes d’une démocratie pluraliste.
« Dans une démocratie ouverte, il existe un code d’honneur dont le socle est le refus de fonder la construction d’une formation politique exclusivement sur la menace, la contrainte et la duplicité en lieu et place de la persuasion et de la conviction sur le terrain », dénonce le SEN.
L’APR réaffirme dans le même temps son « ancrage dans l’opposition républicaine » et sa volonté de construire une alternative en vue de la présidentielle de 2029. Le parti assure ne participer à aucune négociation en coulisses et affirme poursuivre ses opérations de vente de cartes, de mise en place des comités et de mobilisation de ses militants.
Dans cette perspective, l’APR annonce l’envoi de délégations dans les départements afin de réaffirmer son positionnement dans l’opposition et de travailler à la construction d’une « alternative ambitieuse et réaliste ».
Le parti entend également réorganiser ses structures après les départs enregistrés dans ses rangs. « Il sera procédé au remplacement, sans délai, de tous ceux qui ont quitté le Parti », indique le SEN, qui appelle parallèlement à la remobilisation des militants.
seneweb


