Dans sa vision pour une Organisation des Nations Unies (ONU) plus efficace et en phase avec les réalités contemporaines, Macky Sall a mis en avant trois impératifs structurants appelés à guider son action : rationaliser, simplifier et optimiser. Une feuille de route qui se veut à la fois pragmatique et ambitieuse, dans un contexte où l’organisation est régulièrement interpellée sur sa lourdeur administrative et son efficacité sur le terrain.
Le premier impératif – rationaliser – vise selon lui à repenser l’utilisation des ressources et à éviter les chevauchements entre les différentes entités onusiennes. « Avec une architecture institutionnelle dense, agences spécialisées, fonds et programmes, l’ONU fait face à des risques de duplication qui peuvent nuire à la cohérence de son action ».
Pour Macky Sall, il s’agit donc de mieux organiser les interventions, en clarifiant les rôles et en renforçant la complémentarité entre les structures.
Le deuxième axe – simplifier – « renvoie à la nécessité d’alléger les procédures et de rendre l’organisation plus agile ». Dans un monde marqué par l’urgence des crises, conflits, catastrophes climatiques, crises sanitaires, la rapidité de réponse devient un enjeu crucial.
Une ONU plus simple dans ses procédures serait, selon lui, plus réactive et plus proche des besoins des populations. « Cette simplification concerne aussi bien les mécanismes de décision que les circuits de financement et de mise en œuvre des projets », dit-il.
Enfin, le troisième impératif – optimiser – met l’accent sur la performance et l’impact. « Chaque action, chaque dépense doit être orientée vers des résultats concrets et mesurables », souligne-t-il.
Macky Sall insiste sur la nécessité d’une gestion transparente et rigoureuse, où les décisions engagées répondent directement aux attentes des États membres. L’objectif est de garantir une meilleure efficacité des programmes, notamment sur le terrain, en tenant compte des réalités locales.
Au-delà de ces trois piliers, c’est une véritable transformation de la culture organisationnelle que propose l’ancien président du Sénégal. Il appelle à une meilleure coordination entre les agences, fonds et programmes, afin de rendre l’action de l’ONU plus lisible et plus cohérente.


