Macky a signé l’arret de mort des aviculteurs au Sénégal,beaucoup d’emplois menacés…

Macky a signé l'arret de mort des aviculteurs au Sénégal,beaucoup d'emplois menacés...

Le Sénégal va bientôt rouvrir ses frontières à l’Occident, pour l’importation de poulets.

L’association des consommateurs du Sénégal est contre toute importation, mettant en avant les intérêts des aviculteurs locaux. Cette décision apeure les aviculteurs qui seraient concurrencés par les producteurs étrangers.

En 2005, au moment où la grippe aviaire faisait des ravages dans le monde, le Sénégal avait gelé les importations de poulet. Alors qu’elle s’exprimait ce samedi à l’occasion du Weekend du poulet, la ministre de l’Elevage et de la Production animale a fait savoir que cette mesure ‘’ne peut pas être éternelle’’.

Selon un aviculteur du nom de Mamadou Laye Sène, il fallait s’y attendre. « Aujourd’hui, nous ne pouvons pas dire que nous voulons produire et exporter en refusant que les autres pays exportent vers le Sénégal».

La réouverture des frontières entre 2022 et 2023 ?

Pour que les aviculteurs puissent vendre leurs poulets sur le marché international, la réouverture des frontières devient inévitable. Même si, dans ce cas, il faudrait qu’ils se préparent en conséquence. Mamadou Lamine Sène met tout de même en garde en rappelant que sur le plan national, les prix ne seraient plus compétitifs. ‘’Nous ne sommes pas du tout prêts pour la réouverture des frontières. Nous vendons nos poulets à 2 500 F Cfa l’unité, au moins. Or, les Marocains peuvent mettre le même produit sur le marché à 2 000 F Cfa ou moins’’.

Envisager une subvention du prix de revient de la volaille

Si les prix de la volaille sont plus élevés au Sénégal qu’ailleurs, c’est bien du fait de la subvention que font leurs gouvernements.

‘’Au Sénégal, ce que le gouvernement a fait de grandiose, c’est la fermeture des frontières. Mais jusqu’à présent, les aviculteurs n’ont pas encore bénéficié d’un appui de l’Etat. Les intrants coûtent chers. Ce qui influe sur le prix de revient’’.

Pour Alima Diedhiou, maquilleuse professionnelle, interrogée par Afrikmag, cette mesure devrait être revue. « Si on importe des poulets de l’occident, comment pourrait-on savoir s’ils ont été égorgés ou pas. Il faudrait aussi que l’Etat s’assure qu’ils soient Halal (autorisés à la consommation, ndlr). Pour le Maroc, ça peut aller, mais qu’en sera-t-il du reste du monde ? » Pour elle, des contrôles stricts devraient être faits.

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