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LFR 2026 : Amadou Ba alerte sur la suppression de 555 milliards FCFA d’investissements et la réduction des subventions à l’énergie

Le député du groupe parlementaire Pastef, Amadou Ba, met en garde contre les conséquences économiques et sociales des mesures prévues dans la Loi de finances rectificative (LFR) 2026. Dans une tribune publiée sur ses plateformes numériques, il a dénoncé notamment la suppression annoncée de 555 milliards FCFA de dépenses d’investissement et la réduction des subventions à l’énergie.

555 milliards d’investissements supprimés

Selon le parlementaire, le gouvernement prévoit de supprimer 555 milliards de fcfa de dépenses d’investissement. Des mesures qui pourraient freiner les investissements dans les infrastructures, l’agriculture, la santé et l’éducation, avec des répercussions sur la croissance économique et l’emploi.

« Cela va impacter négativement notre économie qui ne créera ni emplois, ni richesses. Le Sénégal ne pas créer des emplois avec la LFR et la prochaine LFI. L’année 2027 va être une année morose pour le secteur privé, et le chômage, notamment celui des jeunes, va exploser », a-t-il alerté.

Vers une hausse des prix à la pompe

Amadou Ba a également alerté sur l’augmentation du prix du carburant. « Il est connu de tous: si le transport augmente, tous les prix des denrées de première nécessité vont augmenter: riz, huile, pain, », indique-t-il.

Pour le député, « le pire » est que ces ajustements budgétaires vont privilégier le remboursement de la dette au détriment de l’investissement productif et du pouvoir d’achat des ménages. « La situation actuelle, c’est que la suppression de ces deux efforts budgétaires ne vont servir qu’à payer la dette, au détriment de la croissance économique et la lutte contre le chômage ».

« Une bataille pour le pouvoir d’achat »

Il appelle ainsi à recentrer le débat sur les enjeux économiques et sociaux de la LFR, mettant en garde contre de possibles tensions sociales si les populations supportent le poids de ces mesures. « Voilà les enjeux qui se jouent à l’assemblée nationale; une bataille pour sauvegarder le pouvoir d’achat des sénégalais et maintenir les investissements. Ceux qui veulent réduire cela en une guéguerre picrocholine entre le Président de la République et le Président de l’Assemblée nationale sont dangereux pour la démocratie et la paix sociale », a-t-il lancé.

Et au député de conclure par un avertissement: « Quand les prix vont augmenter, vous verrez que le peuple refusera de payer seul les conséquences de la dette cachée. Bonjour les dégâts dans la rue !!!! »

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