La conférence de Dakar, qui réunit le Premier ministre Ousmane Sonko, le président Bassirou Diomaye Faye et le géopolitologue Pascal Boniface, a été une occasion pour Dame Mbodjie de s’exprimer sur la souveraineté africaine et le rôle stratégique du Sénégal. « Les lignes de force du système mondial se redessinent sous nos yeux, les guerres se multiplient et les peuples sont tenaillés par une angoisse existentielle », a-t-il rappelé.
Dans ce contexte, selon lui, « la capacité à maîtriser les ressources, les politiques publiques, les choix économiques et le destin collectif » est plus que jamais essentielle. Pour Dame Mbodjie, le temps de l’observation est révolu : « Il ne s’agit plus d’observer les transformations globales, mais d’y participer pleinement. »
Cette conférence, a-t-il insisté, n’est « pas un simple séminaire », mais s’inscrit dans la construction d’« une capacité nationale de réflexion stratégique », où Dakar devient « un carrefour où l’on pense le monde depuis l’Afrique, un lieu où se construisent des visions et se dessinent des stratégies. » Dans cette perspective, le panafricanisme retrouve une dimension nouvelle, et « l’unité, ou à tout le moins une intégration plus poussée, devient une condition sine qua non de puissance. »
S’adressant directement aux plus hautes autorités, Dame Mbodjie a salué l’engagement du maire Abass Fall dans la réussite de l’événement et celui du Premier ministre Ousmane Sonko pour un Sénégal souverain et tourné vers l’avenir. Il a également rendu hommage au parcours de M. Sonko, qu’il décrit comme « un personnage hors normes, gardien de la révolution et fierté de toute l’Afrique ».
Enfin, son message a été sans équivoque : « Le tandem que vous constituez, vous et le Président Bassirou Diomaye Faye, cristallise beaucoup d’espoir. Le Sénégal vous regarde. L’Afrique vous regarde. Les souverainistes du monde entier vous regardent. Avancez ensemble et continuez à inspirer le changement ».
Pour Dame Mbodjie, la souveraineté ne peut rester un slogan. Elle implique une participation active aux transformations mondiales, une maîtrise stratégique des ressources et des politiques publiques, et une capacité à agir sur le destin collectif.


