Le député Guy Marius Sagna a adressé une question écrite au ministre de la Santé à la suite de plusieurs scandales liés aux laits infantiles et produits destinés aux bébés impliquant des multinationales du secteur agroalimentaire.
Dans sa correspondance, le parlementaire revient d’abord sur le scandale du lait infantile contaminé, qui a conduit au retrait de produits Nestlé dans près de 60 pays. Il évoque également l’annonce faite par Lactalis, le mercredi 21 janvier, concernant le rappel de six lots de lait infantile de la marque Picot en France ainsi que de produits commercialisés dans 18 pays.
Face à ces faits graves, Guy Marius Sagna interpelle les autorités sanitaires sénégalaises. Quelles mesures concrètes ont été prises par le ministère après ces scandales ? Les services compétents ont-ils procédé à des contrôles ou à des retraits préventifs de produits sur le marché sénégalais ?, interroge-t-il.
Au-delà de la question de la contamination, le député soulève une autre préoccupation majeure : la teneur excessive en sucre de certains produits Nestlé vendus en Afrique, notamment Nido et Cerelac.
Il rappelle que plusieurs études ont démontré que ces produits sont plus sucrés en Afrique qu’en Europe, alors qu’ils sont destinés aux mêmes catégories de consommateurs : les nourrissons et les jeunes enfants.
Guy Marius Sagna s’interroge ainsi sur l’équité et la protection des consommateurs africains : est-il acceptable qu’une multinationale vende dans nos pays des produits pour bébés plus sucrés que ceux commercialisés en Europe ? Les bébés sénégalais et européens ne réagissent-ils pas de la même manière au sucre ?
Dans sa question écrite, le député demande enfin si le ministère de la Santé entend exiger des standards identiques pour les produits commercialisés au Sénégal et en Europe, afin de garantir la sécurité alimentaire, la santé des enfants et l’égalité de traitement des populations.





