Ousmane Sonko avait averti sur la question. Alors Premier ministre, il avait déclaré que son gouvernement ferait tout pour éviter que les populations ne ressentent l’impact du conflit au Moyen-Orient. Mais, à l’impossible nul n’étant tenu, l’ancien chef du gouvernement avait prévenu, en mai dernier, face aux députés à l’Assemblée nationale, qu’une hausse pourrait devenir inévitable.
« Tout ce qu’on pourrait faire pour ne pas répercuter cette crise au Moyen-Orient sur les populations, nous le ferons. Mais à l’impossible nul n’étant tenu, quand ce ne sera plus possible, nous reviendrons dire aux populations que “ce n’est plus possible, il faut qu’on hausse les prix” », avait-il déclaré.
Ce samedi, dans un communiqué de presse publié très tôt dans la matinée, le gouvernement a annoncé un ajustement des prix des carburants, entré en vigueur dès aujourd’hui. Le supercarburant est désormais vendu à 990 FCFA le litre, soit une hausse de 70 FCFA, tandis que le gasoil passe à 755 FCFA le litre, soit 75 FCFA de plus.
« Les prix de tous les autres produits pétroliers sont inchangés, y compris le gaz et l’essence utilisée pour les pirogues », précise le gouvernement dans son communiqué.
Les autorités expliquent que cet ajustement ramène simplement les prix des carburants à leur niveau d’avant la baisse décidée par le gouvernement le 6 décembre 2025. Cette décision intervient dans un contexte marqué par les conséquences du conflit au Moyen-Orient, qui ont entraîné une forte hausse des cours mondiaux du pétrole.
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