Lors de la conférence de presse consacrée à la gestion 2025 du Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP), ce mardi 7 avril, Habibou Dia, directeur de la communication au ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN) a révélé qu’au total, 241 dossiers ont été reçus, dont 164 approuvés, en plus des demandes spécifiques émanant des instances de gouvernance comme le CORED, ainsi que des médias publics. Une dynamique qui, selon lui, traduit « un intérêt soutenu du secteur pour ce mécanisme d’appui ».
Dans le détail, 165 dossiers ont été soumis via la plateforme dématérialisée, contre 76 dépôts physiques. Sur les dossiers introduits en ligne, 80 % ont été jugés éligibles et validés, soit 132 dossiers.
En revanche, les dépôts physiques affichent des performances plus modestes, avec 29 médias déclarés éligibles, soit 38,15 % des dossiers concernés.
Habibou Dia a également mis en lumière plusieurs manquements récurrents ayant affecté l’éligibilité des dossiers. Le premier concerne la conformité fiscale et sociale, avec des insuffisances notées notamment vis-à-vis de l’IPRES et de la CSS. À cela s’ajoutent le non-respect de l’obligation de fournir au moins cinq contrats de travail conformes, ainsi que l’absence, dans certains cas, de directeur de publication ou de rédacteur en chef. Autre irrégularité, il s’agit du partage de documents administratifs entre organes distincts appartenant à un même groupe de presse. « Dans ces cas précis, seul l’organe sollicitant le montant le plus élevé a été retenu », a précisé le responsable.
Face à ces difficultés, le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN) a engagé des démarches auprès de plusieurs institutions, notamment le ministère des Finances et du Budget, l’IPRES, la CSS et la SODAV. Ceci, afin d’assouplir certaines procédures administratives et envisager des moratoires pour faciliter la délivrance des quitus nécessaires à l’éligibilité.

