Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mamadou Ngom, s’est montré catégorique lors du point de presse du gouvernement tenu ce mardi : l’État sénégalais n’accuse aucun retard de paiement vis-à-vis des étudiants.
La réforme de la « présence effective » en question
Concernant la question des bourses, point de crispation majeur des récentes manifestations, le ministre a précisé que les allocations sont désormais versées régulièrement le 5 de chaque mois. Toutefois, il a reconnu l’existence d’une « incompréhension » liée à la nouvelle réforme. Celle-ci vise à faire correspondre le versement de la bourse à la présence effective de l’étudiant au sein de son établissement.
Selon Daouda Ngom, cette mesure a pour but d’harmoniser le calendrier académique avec celui des allocations, tout en garantissant aux étudiants le versement de douze mois de bourse par an.
105 milliards de FCFA mobilisés en 2025
Le ministre a profité de cette tribune pour souligner l’ampleur des investissements publics dans le secteur. Il a rappelé que 105 milliards de francs CFA ont été consacrés aux bourses en 2025, un budget qu’il juge nettement supérieur à celui de nombreux pays de la sous-région.
L’effort étatique s’étend également à la vie sociale sur les campus. Le ministre a mis en exergue le niveau élevé de subvention de la restauration universitaire : alors qu’un étudiant débourse en moyenne 250 francs CFA par jour pour trois repas, l’État prend en charge environ 2 250 francs CFA par étudiant pour compléter le coût réel du service.
En clarifiant ces chiffres, le gouvernement tente de désamorcer la crise en opposant une logique de rigueur budgétaire et de transparence aux revendications de la rue.



