Ce mercredi 11 mars 2026, le Gouvernement du Sénégal a présenté ses priorités en matière de développement humain lors du Conseil des ministres.
Le Premier Ministre Ousmane Sonko a rappelé que « le capital humain est essentiel dans la vie économique et sociale de la Nation » et que « le Gouvernement accorde une importance de premier ordre à tous les secteurs ayant un lien direct avec le développement humain et, en particulier, à ceux de l’Éducation et de la Santé ».
Dans le secteur de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, le Premier Ministre a dressé un diagnostic sans concession : « une crise lancinante due essentiellement à un déficit global en personnels, un manque d’infrastructures et d’équipements en nombre et en qualité, la détérioration de l’environnement scolaire, l’inadéquation des curricula d’enseignement et de formation, la faible promotion de filières scientifiques, la question récurrente des bourses des étudiants, le dérèglement du calendrier universitaire ainsi que l’instabilité chronique de l’espace scolaire et universitaire ».
Face à cette situation, le Gouvernement prévoit un plan quinquennal de recrutement pour renforcer les effectifs des enseignants, « afin de couvrir, à terme, les besoins en encadrement pédagogique et garantir la continuité du service public de l’éducation ». Sonko a également souligné « des avancées significatives dans l’intensification de l’accès, dans l’inclusion et l’équité sociale, dans l’amélioration de la gestion des carrières des personnels enseignants, dans la valorisation de la fonction enseignante, ainsi que dans le renforcement des capacités des enseignants par la formation diplômante universelle et la formation continue ».
Pour le secteur de la Santé, le Premier Ministre a identifié « la fragmentation des systèmes d’information de santé, le manque d’infrastructures et d’équipements modernes intégrant des solutions numériques et énergétiques, l’insuffisance des ressources humaines et financières, ainsi que le déficit d’entretien et de maintenance ».
S’y ajoutent « l’obsolescence du cadre institutionnel et juridique, la répartition inégale du personnel et des moyens, la dépendance structurelle aux importations de médicaments, de matériels et autres produits de santé, le sous-investissement dans la prévention ainsi que la faiblesse du plateau médical ».
Ousmane Sonko a insisté sur les efforts exceptionnels déployés par l’État pour redresser ces secteurs vitaux et a rappelé que « le Gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre le Pacte national de Stabilité sociale pour une Croissance inclusive et durable, signé le 1er mai 2025 entre le Gouvernement, les Syndicats et le Patronat ».




