La boulangerie « La Médine » est le théâtre d’un drame perturbant après la découverte du corps sans vie de son chef du personnel, Albert Nascimento. Les révélations d’un testament poignant mettent en lumière des violences conjugales, soulevant des questions sur les raisons tragiques de son acte désespéré.
Une découverte tragique a suscité une vive émotion parmi les employés de la boulangerie « Médina », située à la Médina. Albert Nascimento, âgé de 55 ans et chef du personnel de l’établissement, a été retrouvé sans vie dans une pièce aménagée sur la terrasse de son lieu de travail. Le corps de cet homme marié et père de quatre enfants a été découvert pendu à une corde par l’un de ses collègues, qui a immédiatement alerté les autorités.
Le commissariat d’arrondissement de Rebeuss, placé sous la direction de la commissaire Khady Diouf, a été saisi de l’affaire dans la foulée. Les premières constatations ont été effectuées sur les lieux, puis la dépouille a été transférée à l’hôpital général Idrissa Pouye de Grand Yoff pour les besoins de l’autopsie. Les enquêteurs ont ouvert une procédure afin de déterminer les circonstances exactes du décès.
Le 8 mai 2026, les résultats de l’autopsie ont été communiqués au commissariat de Rebeuss. Les médecins légistes ont conclu à un décès causé par une asphyxie mécanique par pendaison. Cette conclusion a écarté toute hypothèse d’intervention criminelle, confirmant qu’il s’agissait d’un suicide. Les investigations se sont alors orientées vers la recherche des éléments susceptibles d’expliquer ce geste.
Lors des constatations d’usage, un document intitulé « TESTAMENT » a été retrouvé sur les lieux. Rédigé sur onze pages, ce texte constitue la dernière déclaration d’Albert Nascimento. Il y décrit des violences physiques et morales qu’il aurait subies de la part de son épouse depuis le début de leur mariage. Selon le contenu du document, ces faits auraient conduit l’auteur à prendre la décision de mettre fin à ses jours. Une copie du testament a également été découverte dans le coffre de son bureau, accompagnée d’une clé USB contenant des images et d’autres éléments présentés comme des pièces à l’appui de ses déclarations.
Les enquêtes menées par les services de police ont permis d’établir que la victime vivait avec son épouse et leurs deux filles dans un appartement situé au sein même de la boulangerie. Toutefois, depuis environ un an, son épouse se serait presque absente du domicile conjugal. Les investigations de voisinage ont confirmé l’existence de tensions au sein du couple, une situation qui, selon les éléments recueillis, était connue de l’entourage proche.




