Après plusieurs semaines de polémique et d’attente, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, sort de sa réserve. Il fera face à la presse ce jeudi 5 mars 2026 à Dakar pour s’exprimer sur l’affaire dite « Softcare », un dossier qui agite l’opinion publique depuis fin 2025, a-t-on appris de ses services.
Une alerte sanitaire à l’origine du scandale
L’affaire concerne la filiale sénégalaise du groupe chinois Sunda International, spécialisée dans la fabrication de produits d’hygiène, notamment des couches pour bébé et des serviettes hygiéniques.
Début décembre 2025, l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (Arp) avait alerté les professionnels de santé sur « la présence de matières premières périmées dans le circuit de fabrication […] de produits destinés aux bébés, aux enfants et aux femmes ». Une annonce qui avait provoqué une vive inquiétude au sein des familles.
Dans un premier temps, un retrait des produits du marché avait été évoqué, avant que l’agence ne revienne sur cette décision, invoquant la poursuite d’investigations complémentaires.
Ce revirement a nourri la controverse et suscité des interrogations sur la gestion du dossier. Des commissions d’enquête ont été mises en place pour établir les faits et situer les responsabilités. Leurs conclusions, annoncées pour début février, n’ont pas encore été rendues publiques, alimentant critiques et spéculations.
De son côté, l’entreprise Softcare affirme coopérer pleinement avec les autorités et rejette toute accusation mettant en cause la qualité ou la sécurité de ses produits.



