Accueil Sports Affaire des 18 supporters sénégalais condamnés au Maroc : les accusés dénoncent...

Affaire des 18 supporters sénégalais condamnés au Maroc : les accusés dénoncent un « procès inéquitable »

Dans l’affaire des 18 supporters sénégalais condamnés au Maroc, la défense a rendu publique l’avis des concernés. Dans un post Facebook de ce dimanche, leur avocat, Me Patrick Kabou, affirme que ses clients contestent la régularité de la procédure et estiment ne pas avoir bénéficié d’un procès équitable.

Selon l’avocat, les condamnés considèrent que la procédure engagée contre eux n’a pas respecté leurs droits fondamentaux. Ils soutiennent n’avoir réellement compris les faits qui leur étaient reprochés qu’à l’audience du 12 février, grâce aux traductions en wolof assurées par le vice-consul du Sénégal. Toujours d’après Me Kabou, le tribunal ne disposait pas, depuis le début de la procédure, d’un interprète en wolof, langue que maîtrisent les principaux concernés.

Les 18 Sénégalais affirment également :

– « devant les enquêteurs, ils n’ont jamais bénéficié des services d’un avocat ni d’un interprète dans la langue qu’ils maîtrisent, le Wolof,
– devant le Procureur du Roi , ils n’ont jamais bénéficié des services d’un avocat ni d’un interprète dans la langue qu’ils maîtrisent, le Wolof,
– ils n’ont jamais pu voir leurs avocats afin de préparer leur défense, du seul fait du Procureur du Roi.
– à l’audience du 12 fevrier, ils ont été entendus sans leurs avocats,
– à l’audience du 19 février, les principaux concernés ne pouvaient suivre les echanges entre les parties car essentiellement en arabe et sans traducteur, malgré la presence d’un traducteur assermenté ».

Dans ces conditions, les intéressés estiment que faire appel reviendrait, selon eux, à cautionner « l’absence manifeste de procès équitable » ainsi que le non-respect des droits de la défense et des droits des détenus.

Par la voix de leur avocat, ils informent l’opinion publique nationale et internationale qu’ils considèrent que la décision rendue ne peut les concerner, en raison des irrégularités qu’ils dénoncent.

Les 18 condamnés affirment enfin se considérer comme des « otages », dans l’attente de leur libération.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici