Le jeu dangereux de Wade et Karim…pour relancer le PDS

Wade et Karim
Wade et Karim

Les Wade et le PDS sont dans la tourmente…Et pour ne pas sombrer dans l’oubli, le fondateur de ce parti et son fils héritier du parti tente un dernier tour de vis…

Désormais les élections législatives et la présidentielle sont sur toutes les lèvres. Et le scrutin du 23 janvier 2022 a servi de miroir pour les coalitions et partis. Même si la mouvance présidentielle s’est autoproclamée vainqueur, il n’en demeure pas moins que le Président Macky Sall est en train de requinquer ses troupes avant les prochaines joutes électorales. Leurs adversaires aussi ont tiré toutes les leçons de ces élections. Et c’est le mythique Parti Démocratique Sénégalais (PDS) qui se recalibre pour ne pas se noyer dans l’oubli. Les libéraux tentent un dernier tour pour ne pas mourir.

S’il y a un grand parti politique qui agonise, c’est bien le Parti Démocratique Sénégalais (PDS). Les résultats obtenus par la grande coalition Wallu Sénégal le prouvent à suffisance. Elle est arrivée troisième derrière Benno Bokk Yakaar et Yewwi Askan Wi. Un score jugé honorable par le secrétaire national chargé de la communication du PDS, Mayoro Faye. Mais qui ne convainc pas dans une arène politique en ébullition. Et les Wade sont les principales causes de cette débâcle.

La non-participation du fondateur du parti, Abdoulaye Wade, à la campagne électorale, a impacté les résultats de Wallu Sénégal. En effet, pour la première fois depuis 1978, le PDS part dans des élections sans le pape du « Sopi ». Le Parti démocratique Sénégalais est la principale locomotive de cette coalition. Un géant comme Wade aurait fait tanguer la balance en la faveur de Wallu Sénégal. Après le père, c’est le fils, Karim Wade, qui a anéanti les chances qui restaient à cette coalition. Karim a tout fait pour bloquer leur principal candidat, Doudou Wade. Des lacunes qui ne sont pas passées inaperçues durant le scrutin du 23 Janvier.

Le PDS qui a appris de ses erreurs essaie de se rattraper pour les législatives du 31 juillet 2022 et la présidentielle de février 2024. Mais ce rattrapage est un moyen encagoulé pour ramener le chouchou des libéraux aux affaires. « Le retour de Karim Wade, notre candidat est aujourd’hui une exigence nationale. Son exil forcé n’a que trop duré. Je peux vous assurer que Karim Wade participera à la prochaine élection présidentielle », a déclaré Mayoro dans un entretien avec un journal de la place.

Une déclaration qui démontre le mal profond au sein de ce mythique parti. Sans un leader qui peut concurrencer les Ousmane Sonko et Cie, le PDS est obligé de jouer ses deux cartes maîtresses, Abdoulaye Wade et Karim Wade. D’ailleurs si les libéraux s’accrochent à la révision du procès de l’ancien ministre du ciel et de la terre, c’est parce qu’il n’y a personne pour diriger la barque. Les leaders de Wallu n’excluent pas de s’allier avec Yewwi Askan Wi. Une alliance qui profitera pleinement à Karim.

Mais ces arrivés sont doublement une contrainte pour le PDS. Une nouvelle reconfiguration des profils s’opère dans le landerneau politique. Les jeunes poussent les vieux à la retraite. Et l’arrivée de Abdoulaye Wade risque d’être plus un problème qu’une solution salvatrice. Même s’il occupe une place importante dans le cœur des Sénégalais, Wade sera incapable de faire tanguer la balance en leur faveur. Il lui faudra pousser Karim à prendre ses responsabilités.

Mais le long silence de Wade-fils le handicape. Karim Wade ne s’est pratiquement jamais opposé à Macky Sall de manière directe. Il se contente de faire des communiqués de manière indirecte. Une chose qui a fini par lasser les Sénégalais.

L’arrivée du fils de Wade pourrait, certes, faire changer les choses à tous les niveaux. Karim Wade, Ousmane Sonko et Barthélemy Dias formerait un triangle de feu qui ne laissera aucune marge de manœuvre à Macky Sall et à la coalition Benno Bokk Yakaar. Mais cette tentative est la dernière pour relancer le PDS. Si le parti échoue à revenir aux affaires, les leaders de Yewwi Askan Wi seront au contrôle de l’opposition.

Aliou Niakaar Ngom pour Xibaaru

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