Session Budgétaire au Parlement : Le ministre Amadou Ba annonce une politique budgétaire sous le signe de la « Maîtrise des dépenses et assainissement des finances publiques »

La session ordinaire de l’Assemblée nationale du Sénégal débute ce dimanche à Dakar à la capitale du pays, a appris la rédaction de Sanslimitesn.com

Cette session devrait être exclusivement consacrer au vote de la Loi de finances 2019, en conformité avec le nouvel alignement de l’année budgétaire sur l’année civile.
La politique budgétaire pour l’année prochaine devra s’orienter vers la poursuite de l’assainissement des finances publiques à travers, d’une part, une plus grande mobilisation et une meilleure utilisation des recettes publiques et d’autre part, le respect de l’orthodoxie financière et des principes de rigueur, de discipline et de contrôle permanent, selon une source du ministère de l’économie. Cette session budgétaire à quelques mois de la présidentielle de 2019. Le ministre des finances qui et ses équipes sont bien préparé pour passer avec brio cette épreuve a d’ailleurs rappelé que

« le budget, c’est le condensé des politiques de l’Etat, et la session budgétaire, c’est l’expression la plus longue, la plus intense et la plus complète du dialogue républicain entre les deux premiers pouvoirs constitutionnels».

Cette session qui sera le point d’encrage en vue de la réalisation des objectifs du gouvernement, du point d’achèvement, dans le cadre de l’initiative renforcée d’allègement de la dette en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE), des efforts accrus seront consentis à l’effet d’accroître la mobilisation des ressources non pétrolières, grâce notamment à l’élargissement de l’assiette, à travers un partenariat plus actif entre l’Etat et les opérateurs économiques ainsi que la mobilisation des administrations fiscales et des régies financières, indique le chef de l’Etat.

l’audace et la prudence ».

Deux notions sur lesquelles le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan s’etait longuement arrêté et qu’il avait décortiquées, dans toutes leurs lettres de noblesse.

A cet effet, Amadou Ba disait que «l’audace, c’est d’accepté de consacrer, en 2018, 633 milliards à la masse salariale de l’Etat, un montant qui avait atteint même 866,8 milliards si l’on y intègre l’ensemble des rémunérations versées dans le secteur public, à différentes catégories de bénéficiaires.

L’audace budgétaire, c’est aussi de consacrer 1339,5 milliards de FCFA à l’investissement, soit 36% du montant global du budget 2018. Et ce n’est pas une première car depuis la Loi de Finances Rectificative pour l’année 2012, ce sont des proportions toujours plus importantes qui sont consacrées à l’investissement dans le budget : 35% en moyenne depuis 6 ans.

Le ministre Amadou Amadou Ba avait même rappelé en ces termes « Je vous parlais d’audace : je pense que vous pouvez également retrouver des traces de cette audace dans la stratégie d’acquisition de ressources du Sénégal depuis 2012.

Le Président Macky SALL a commencé par diminuer les impôts, et dans des proportions tellement massives qu’on aurait pu penser que cette politique fiscale allait déstabiliser les finances publiques», a-t-il indiqué.

Pour convaincre les plus sceptiques quant à cet audace, Amadou Ba avait rappelé que : «d’abord, les salariés du public et du privé avaient bénéficié de la plus importante baisse de l’impôt sur le revenu de l’histoire du Sénégal indépendant ; ensuite, l’ensemble des sénégalais a profité de la réduction spectaculaire du droit de mutation immobilière, lequel est passé de 15% à 5%.

Outre l’audace, le ministre avait disserté sur le fait que, dans la politique budgétaire du Président Macky SALL, «à côté de l’audace du visionnaire, c’est aussi la prudence du bon père de famille. C’est au nom de la prudence macroéconomique que le déficit budgétaire est passé de 6,8% en 2011 à 3,2% en 2018 », dit-il.

Et d’en rajouter cette couche : «c’est au nom de la prudence gestionnaire que nous menons la rationalisation des dépenses de fonctionnement de notre administration car, au fil du temps, le budget de l’Etat avait accumulé un niveau préoccupant de dépenses redondantes, superflues ou disproportionnées par rapport aux besoins véritables des services.

C’est cette rationalisation qui a permis de réduire de façon drastique le train de vie de l’Etat qui est passé de 12% du PIB en 2011 à 7,8% du PIB en 2017».

C’est donc une exercice qui sera très attendu demain à l’assemblée nationale. Les capteurs de Sanslimitesn.com vous promettent toutefois de restituer fidèlement ce qui se passera dans votre assemblée.

Sanslimitesn.com

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